Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Mardi 23 juin 2009

   Aux vues de la réalité – à savoir la nature triviale (ordinaire) de la condition humaine en regard des autres échelles – la politique doit être la science capable de concilier, de manière harmonieuse, les deux élans qui trahissent cette évidence : la compromission de l’individu – être humain – au centre de deux déclinaison de sa propre conception (évaluation) de l’être.

   Aussi, dorénavant, sera encouragé par la dite politique, l’affirmation d’une identité individuelle au sein d’une communauté unie.

 

   Ainsi la nature ondulatoire et corpusculaire (tribale et parcellaire) de chaque chose reconnaissable en l’être humain sera hissée au pinacle des effets de sa conscience, pour qu’il puisse enfin connaître la satiété de ses dynamiques intrinsèques (plus qu’intrinsèques !) et l’érection d’un bonheur tangible et dynamique.

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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Samedi 30 mai 2009

   Je crois que cette fois-ci il faut vraiment que je me mette d’accord avec moi-même. Il faut que je puisse expliciter simplement ce que je crois savoir. Quelque chose de l’ordre du délire infantile impérieux d’une certaine gloire sur terre. N’importe quoi ! Pourquoi pas un messie pendant qu’on y est. Il faut arrêter avec ce genre de délire. Il y a sincèrement peu de chance pour que toute cette réalité ne soit autre chose qu’un fantastique concours de circonstance. On y revient.

   Mais dans ce cas probable, comment organiser ses instincts pour accomplir ce que tout ce qui nous a précédé nous intime l’ordre de faire ? Pour quelles raisons poursuivre cet étalage de douleurs affectées par la somme des actes proprement humains ?

 

   J’ai peur de finalement céder à la facilité en m’avouant vaincu et en me rangeant sous la coupe de la volonté de la tribu. Je hais cette tribu qui m’obsède, qui me laisse dubitatif en face des options apparemment louées gratuitement par mon ange.

   Je doute de tout.

   Je doute de moi.

 

   Comment cela va-t-il se terminer ?

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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Jeudi 21 mai 2009

   N’est-ce pas là le système novateur d’un aventurier téméraire déçu de son ultime découverte ? J’aspire évidemment moi aussi au bonheur ici-bas. Et il me serait trop cruel d’avoir à informer les autres de la nullité évidente des valeurs, de toutes les valeurs. D’autant que ce serait le comble de l’abjection pour mon âme, n’est-ce pas ?

   Alors je tisse moi aussi les fils encore humide d’une réalité bien trop complexe pour être dénuée d’un certain sens de l’humour. J’en ris encore. D’un rire prétexte à de grandes enjambées culturelles et plus, si affinités.

Je me reprends.

 

   Et voilà donc toutes les consciences reliées par une même origine. Plus que cela, elles ne forment qu’un, distribué sur chacun des êtres qui se découvre vivant au milieu d’un tumulte de matière. Dans ce cas bien des choses vacillent dangereusement avant de s’effondrer bruyamment dans un fossé monstrueusement profond.

   Si j’ai bien compris ce que mon esprit torturé s’efforce d’imprimer dans ces lignes noircies d’une écriture obscure et prétentieuse, les individus ne sont que les écorces temporelles d’un extrait de cette chose, jusqu’à ce que l’arrêt des fonctions biologiques ne rende cet emprunt au maelström prodigieux qui se répartira sur les nouveaux arrivants.

 

   Tout cela est-il bien raisonnable ?
Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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Dimanche 22 mars 2009

   J’ai une intime conviction. C’est-à-dire que moi aussi j’ai eu une révélation. A un moment précis de ma réflexion, une idée engendrée par l’application émérite du chaos géométrique sur un processus complexe de ma conscience, a transfiguré mon discours intérieur. Il m’a semblé alors que tout prenait place dans un montage complexe mais évident, un système simple, adorable et excitant.

   Cette intime conviction, je vais vous la livrer directement en toute honnêteté. Mais le processus complexe qui m’a conduit à générer un tel agencement de pensée demeure voilé par l’incidence sibylline de toute mon histoire et de ma culture. Je ne peux donc, ni l’expliciter simplement, ni prouver par la révélation de ses rouages internes toute la subtilité manifeste mais probante de sa définition. Ce n’est pas le propos. Je vous demande donc, si ce n’est de la confiance, du moins de la tolérance face aux nouveaux concepts apporté à ce jour.
   Voilà ce que m’a révélé un ange.

 

   La conscience est unique. Cette entité est bien entendu dénuée d’appartenance psychique à quelconque opportunisme anthropomorphique… Elle est unique et partagée. En chaque être qui se reconnaît un temps soit peu conscient dans un espace démesuré, elle s’insinue dans son comportement et transfigure son psychisme. En cela, tous les hommes conscients, et sans doute quelques animaux en avance sur leur appartenance à la fractale généalogique, ont reçu un extrait de cette conscience totale.

 

   Voilà bien le prologue à une aventure passablement enivrante, n’est-ce pas ?

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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Samedi 21 mars 2009

   La société de consommation vit ses derniers jours. Le commerce tel qu’il s’est développé jusqu’à maintenant se retrouve confronté à son insolente fatuité. L’idée même d’inscrire les fondements de son existence sur terre dans une quête éperdue de puissance par le seul médium exalté comme universel, l’argent, encage l’être des surhommes soucieux d’absolu. Et même, il suffit de regarder le fossé qui se creuse  entre ce que nous propose le mondialisme pour vivre heureux et la réalité matérielle d’une telle quête. Ce n’est évidemment pas dans l’accumulation de biens manufacturés que réside les clefs du bonheur. Bien au contraire…

 

   Alors que faire de ce trop plein de matérialité, que faire de tous ces objets que le commerce insidieux nous propose en nous enseignant l’art de le désirer jusqu’au malaise ? Parce que tel est le cas. La publicité modèle notre appétence de l’inutile. Nous sommes ainsi contraints de consommer, non par envie ou besoin, mais par dépit. Ces objets qui martyrisent notre aspiration la plus intime à la complémentarité, et donc à la fraternité, ne peuvent continuer ainsi à occuper nos fonctions primitives.

   Et si finalement, par une révélation universelle et programmée, tout un chacun prenait conscience de la réalité tragique des choses. Le nouvel homme, ainsi débarrassé des odieuses occupations d’une vie de consommateur né, s’élance vers sa nouvelle vie. Une vie heureuse qui s’appui sur une vie matérielle toute juste suffisante, et qui s’intéresse enfin aux fondements même de la complémentarité.

 

   Il n’y a plus d’utilité même à la production. Pourquoi produire ? Ou alors juste le stricte nécessaire. Et les entreprises humaines deviennent enfin officiellement ce qu’elles ont toujours été malgré les légendes urbaines les mieux ancrés dans nos soucis consuméristes.

   Une entreprise a pour premier dessein de fournir un emploi à ses salariés. C’est-à-dire de lui offrir une occupation et un salaire. Plus l’occupation est agréable pour un salaire élevé, mieux cotée est cette entreprise. Afin de pouvoir pérenniser sa démarche, il est utile de pouvoir vendre cette occupation, ou les objets qui en sont les fruits, pour réinjecter cet argent dans la balance des salaires.

   Aussi, il est évident qu’une entreprise intéresse les membres de la communauté dont elle est issue. Et pour une fois s’étale devant nos yeux l’absurdité non équivoque d’une délocalisation. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?

 

   Le bonheur nait de la reconnaissance effective de la complémentarité dans tous les rouages des activités humaines.

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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