Il ne faut pas
désespérer !
Le moment est venu d’avoir
sur sa propre condition un peu de recul. Quant bien même elle inciterait a priori à l’absconse désespérance, on se doit de trouver la force de la contempler avec ce qu’il faut
d'ironie...
Si bien que…
Si bien que, ce que je me
propose de faire, concrètement, par la présentation de ces textes, c’est de vous mener vers l’honnêteté d’une reconnaissance amère de la réalité. C’est de vous amener à retenir les préceptes
dévoilés par le système EDC, pour effleurer de votre entendement la conscience éclairée de la position inopportune de l’homme dans l’Etre.
Cette prise de conscience
collective permettra, et j’ose toujours l’espérer, la résurgence de la liberté originelle en chacun, et l’apparition de fondements honnêtes pour la vie en communauté, dont le but logiquement mis
en avant sera la recherche éclairée de multiples accès au bonheur personnel.
Cette prise de conscience,
après son suffisant partage par toutes les consciences en action, annoncera probablement l’imminente émergence du niveau supérieur de l’évolution humaine, la Surhumanité.
En effet, l’honnêteté de la
prise de conscience de cette révélation, pour un temps pessimiste, sur la place de l’homme dans l’univers, devra inciter l’humanité à tendre vers la
sublime Surhumanité. Ainsi, cette dernière devra être le projet à long terme vers lequel s’élanceront tous ceux qui auront eu accès à la vérité de leur position dans l’Etre.
Elle restera telle jusqu’à
l’éventualité de son accomplissement, dés lors une nouvelle étape sera expressément envisagée. Ainsi, l’évolution naturelle sera relancée, et l’homme conduira simplement son être sur les traces
inaccessibles et désirables de sa perfection.
L'idée simple et bénéfique
du Surhomme, dans son exemplarité avenante, s’est laissé porter au cœur de mon entendement à la suite d’une prise de conscience. Celle-ci a eu pour objet l’erreur affectant le raisonnement de
l’homme envers la découverte de sa position, en regard de l'évolution naturelle. Erreur, consécutive à la suprématie obsédante de la morale judéo-chrétienne, qui a eu pour conséquence de troubler
la bonne intégration de ce concept particulier.
En effet, l'homme n'a,
jusqu’alors, eu de cesse de se considérer comme l'aboutissement ultime, irrémédiable et fixé, du processus évolutif, s'accomplissant généreusement dans l’extremum de la perfection
active.
Pourtant, un simple regard
honnête en direction de ce qui nous a précédés dans l’ordre de l’évolution, nous révèle, par analogie, la place ordinaire de l'homme dans cet ordre.
Cependant, il est vrai
qu’au point où nous sommes rendus sur le déroulé temporel de l’Etre, la place de l'homme apparaît, par un jeu savant du chaos, comme l'exception fondamentale de la vie : l'homme est le seul être
qui puisse douter ouvertement de sa place dans l'univers !
Mais il est certain aussi,
qu’en regard de toute l’évolution qui s’est déroulé avant nous, l’homme apparaît bien situé au sein d’une branche normale du déploiement de la vie, et même sur une branche triviale, ordinaire de
ce déploiement.
Confrontés aux aléas du
chaos, pour assurer honnêtement notre survie, nous devons donc décupler les effets de notre imagination, et, dans la suite indémontrable du déroulé chaotique, abdiquer les derniers soubresauts de
notre raison absolue au profit d'une illusion indispensable. Voilà ce qu'est évidemment le Surhomme...
Dans le maelström institué
par l'accession au pouvoir du tout puissant et sublime chaos, nous autres, pauvres hommes, dont la tentation à être conscient se révèle supérieure à celle de se morfondre dans une acceptation
béate des préceptes enseignés par cette stupide vie, sommes condamnés à subir les terribles affres d'une conscience ouverte sur l'Etre, et l’absence apparemment remarquable de ses fondations
raisonnables.
Que faire sinon rêver de
l'inutile révolte, qui risque d’aboutir au délestage trop rapide du corps de la si fragile étincelle vitale ?
Il reste cependant un espoir, celui d'imaginer, d’imaginer la parade de la vie à la terrible conscience comme l'émergence d'un genre nouveau, bien supérieur en
vitalité, démesuré quant à son aptitude à la survie honnête et consciente. Cet espoir réside dans le pouvoir donné à l'illusion collective du Surhomme naissant.
C'est en acceptant, comme
corollaire à la seule illusion consentie honnêtement (à savoir le sens de la vie), l'imminente avancée de la réalité du concept de Surhumanité, que dorénavant la quête d'un bonheur éperdu, seule
quête résolument raisonnable, sera abordé avec toute l'honnêteté requise.
Et l'homme acceptera
clairement et consciemment, enfin, que sa recherche de l'heur le plus opportun puisse passer pour fondamental à l'ordinaire de sa vie.
L'homme aura enfin atteint
le niveau de conscience qui lui fera préférer l'honnêteté d'un raisonnement chaotique sur toute autre tentative de rigidifier la raison, la réalité subjective sur toute illusion
d'objectivité.
Finalement, ce que nous
enseigne le système Entité-Dynamiques-Cycle, c'est d'oublier la divinisation a priori de l'homme, et d'apprendre à encourager l'expression de ce qu'il y a de supérieur dans l'être humain, pour le
tirer vers le haut.
La lutte interne qui doit s'engager consiste en un affrontement direct entre la nature triviale de l'homme et ses valeurs portant à la supériorité de sa position
dans l'Etre.
L'homme, s’il veut caresser
un jour le pouvoir de se Surhumaniser, doit conforter l'expression des aspects supérieurs de son être, il doit s'exprimer en tant que prétendant Surhomme, et combattre les effets triviaux de la
nature, qui peuvent instamment s’exprimer à travers lui.