Il est donné comme évident
que la question du bonheur des hommes ne peut que m’être posée dans la période de conscience de ma propre vie.
C’est pourquoi je fais la
proposition aux hommes qui veulent tendre vers quelque chose de plus haut, qui veulent connaître un bonheur plus grand, de tenter l’expérience de l’aspiration à la Surhumanité, en acceptant de se
prêter au jeu de l’EDC pour réussir à s’approprier la révélation de leur position inopportune dans l’Etre, et parvenir à s’imaginer ériger les fondations d’une humanité supérieure.
C’est par ce moyen
particulier de reconnaissance honnête de la vérité, que l’homme pourra envisager l’Etre sous son vrai visage, et construire les bases d’une vie en commun différente de celle apportée voilà deux
millénaires par la peur du vide métaphysique, et qui, s’appropriant le concept de la vie éternelle, a reculé jusqu’à le faire disparaître l’accès réel au bonheur concret d’une grande partie des
hommes.
Maintenant que la science a
apporté son travail de désacralisation et de rationalisation des phénomènes naturels, le temps est venu de fonder les bases de notre vie en communauté sur des vérités nouvellement découvertes,
recadrant ainsi ces bases sur notre niveau de connaissance actuel de l’Etre.
Il est raisonnable, et dans
la suite logique du déroulé chaotique, de s’avancer à reconsidérer ce que plusieurs millénaires de pratique ont rendu de prime abord incontestable.
C’est le développement
d’une branche de l’expression du chaos qui va s’interrompre lorsque les hommes, d’un commun accord, décideront, après avoir reconnu l’inopportunité de leur position dans l’Etre, de croire en
l’avènement de la Surhumanité.
La fin de la prépondérance
de la religion dans la justification de l’existence des hommes sera le signe de l’imminente arrivée dans le giron des consciences humaines du concept d’humanité supérieure.
Et l’idée de ce concept ne
pourra qu’inciter les hommes qui en auront conscience à tendre vers la perfection de leurs genres pour préparer virtuellement l’accession au rang d’entité existante du Surhomme, et effleurer
enfin l’absolu d’un bonheur, si ce n’est total, du moins particulièrement élevé.
Il y a actuellement un
décalage entre ce qu’on sait sur l’Etre et ses attributs, et ce qu’on voudrait qu’ils soient, perceptible au travers des religions et autres légendes.
C’est ce décalage qui porte
à restreindre la perfectibilité de l’homme en impliquant celui-ci dans une dynamique d’emploi de certaines illusions à des fins protectrices.
L’homme, par exemple, qui
se reconnaît détenteur de la vie éternelle, n’a dans l’absolu qu’à attendre les bienfaits prodigués par la reconnaissance par un géant anthropomorphique de la conformité de sa vie à la médiocrité
reconnue.
Et par ce fait, il ne fait
rien durant sa vie qui puisse faire progresser la perfectibilité de son espèce, vu son inaptitude à tenter l’originalité, créatrice de nouvelles données susceptibles de faire évoluer la morale,
ou tout autre attribut de son être.
C’est cette probable
dégénérescence annoncée qui est à combattre. Il faut que l’homme retrouve la volonté de puissance qui en fait un expérimentateur né. Il faut qu’il ait le courage de se tromper de moyens pour
atteindre un même objectif, son propre bonheur. Il faut lui redonner l’envie de crever les écrans protecteurs de la morale en vigueur, pour essayer d’autres choses.
C’est ainsi que l’homme
engrangera à nouveau sa dynamique évolutive ascendante. La nature faisant son choix dans les multiples possibilités qui lui seront alors proposées.
Car il est temps de sortir
de la léthargie dans laquelle nous ont tenus enfoncé les religions. Il est temps de relever la tête, et d’avancer fièrement vers l’avenir que nous a gracieusement préparé le déroulé chaotique de
l’Etre.
C’est par le choix entre
diverses possibilités, diverses originalités, mises à l’épreuve de la réalité, de la vie, que l’évolution humaine pourra prétendre à la perfection approchée de près en près, et sera apte à
présenter un extrait de son ultime niveau pour un temps donné, le Surhomme.
Le Surhomme et la
Surhumanité sont finalement ce vers quoi l’homme et l’humanité doivent tendre si la prise de conscience de l’unicité catégorique de la vie a lieu.
Car, en prenant conscience
du fait que la vie lui est offerte à l’unité, l’homme, en passe de se Surhumaniser, prétend la mener à son terme dans l’ascension durable et continue de son être. Ce qui lui procurera un bonheur
inégalable.
Cette ascension ne sera
valable que si elle entraîne par cela la perfectibilité de toute l’espèce, en offrant à l’Etre vivant matière à choisir dans la multitude des possibilités, celle qui sera la prochaine étape du
devenir humain.
Il faut donc oublier la
peur de mal agir, enseignée par la religion, pour retrouver les chemins de sa propre perfectibilité, et par extension la perfectibilité de l’espèce humaine dans son intégralité.
Le trajet que je vous
propose de suivre est le même qui m’a conduit à reconsidérer les bases de la morale judéo-chrétienne.
Celles-ci me sont apparues
très tôt comme dénuée d’une solidité absolue, et j’ai souhaité m’aventurer aux confins de ces fondements pour en tester l’aptitude à soutenir tout l’édifice forgé depuis deux millénaires sur le
fer d’une crainte métaphysique.
Cette aventure m’a conduit
là d’où peu d’hommes ont réussi à revenir. Moi-même, j’en suis revenu grâce au merveilleux dysfonctionnement d’un outil.
C’est pourquoi, ce à quoi
je vous ai convié, si votre entendement vous permet de percevoir la substance secrète de ces textes, tendra à vous mener à la plus profonde désespérance si vous oubliez d’accéder au dénouement
heureux de cette quête cognitive.
Seulement, je n’ai pas
désiré vous offrir les moyens de justifier votre pessimisme naturel, au contraire, j’ai souhaité construire sur la base d’un fondement honnête, les fondations d’une possibilité de vivre dans le
plus profond bonheur.
Cette quête a abouti sur un
concept plutôt novateur, celui d’humanité supérieure, celui de Surhumanité. C’est à la fois honnête d’imaginer le niveau supérieur de l’humanité, en regard de tout le travail que l’évolution a
effectué depuis l’apparition de la vie, et optimiste de l’imaginer être à notre portée.
Car voilà la particularité
de mon acceptation du terme de Surhumanité, elle permet à tous ceux qui en éprouvent le besoin d’y prétendre.
Elle permet à ceux qui
ressentent le rôle primordial joué par la continuité de l’évolution dans la possibilité d’apprécier les valeurs de l’heur positif, de s’immiscer consciemment dans un processus de reprise de
l’évolution pour se permettre d’envisager accéder à un niveau d’être supérieur, et à ce qui l’accompagne, un bonheur relatif mais entier.
Il faut, pour que
l’humanité entière ait accès à un profond bonheur, reprendre les chemins de l’évolution, nécessité par la reconnaissance universelle de la position inopportune, mais lascivement mobile, de
l’humanité dans le cosmos.
A partir de l’instant où ce
travail introspectif de la conscience, révélant la place inopportune de son contenant, est effectué, la liberté originelle recouvrée, il est permit à l’homme qui en est l’instigateur de
s’appliquer à rechercher son propre bonheur au milieu des autres.
Et c’est par cela, en
découvrant sa propre liberté d’effectuer des actes bénéfiques à son être, que cet homme va proposer à la vie un grand nombre de possibilité d’étalement là où la morale judéo-chrétienne en avait
restreint le nombre.
En étant imprudent, en se
permettant de faire des erreurs, en regard de ce que la vie choisira comme secteur de déploiement, l’homme nouveau, le prétendant Surhomme, disposera de la matière aux vues de la vie pour que
celle-ci puisse choisir, par l’entremise du chaos, la voie de son étalement dans la réalité.
C’est ainsi que s’annonce
l’indéfectible ambition de tout être humain, celle qui l’amène à survivre dans un monde chaotique, l’ambition de voir sa progéniture s’accomplir dans l’Etre à un niveau supérieur au sien
propre.
Cette aspiration au bonheur
inégalable de ses enfants est un indice sur la validité d’un système qui place le bonheur, par la reprise conséquente de l’évolution, au pinacle de ses préoccupations.