Puisqu’un système se
construit à partir de postulats servant les élans que l’on veut voir provoquer par ce système particulier, on se permet arbitrairement de considérer qu’une entité, quelle qu’elle soit, subit
l’assaut incessant des deux dynamiques mises en évidence par la prise de conscience, par un entendement, de l’existence de cette entité.
Cette arbitraire permission
que l’on s’offre gracieusement, développe sa nécessité à partir du but originel que l’on s’est octroyé, et qui peut apparaître obscur pour de nombreux individus. De la sorte, c’est la méthode de
fomentation de la place inopportune de l’homme dans l’Etre la plus aisée, la moins malhonnête à mon avis, et la plus ludique sans aucun doute…
Les deux dynamiques
sont par analogie nommées dynamique parcellaire et dynamique tribale.
La dynamique
parcellaire amène l’entité à se particulariser, à s’individualiser au centre de son environnement. La dynamique tribale, par contre, porte l’entité à se fondre, au contact d’autres entités du
même genre, dans une entité supérieure.
Celle-ci regroupe un
certain nombre d’entités semblables, pour une ou plusieurs caractéristiques, pour former un groupe d’entité.
Le cycle décrit les élans
de la définition de l’entité au court de sa vie, de sa particularisation jusqu’à son anéantissement ou sa fonte dans une entité supérieure.
Par extension, si
l’anéantissement d’une entité n’est pas validé mais que celle-ci disparaisse de la fenêtre d’étude ouverte par l’entendement qui la contemple, plusieurs cycles peuvent se succéder décrivant la
naissance, la mort et la renaissance virtuelle de l’entité.
L’intégralité des cycles
décrit l’Etre dans son entier.
L’étude de ce système
d’intégration de l’Etre, novateur par la simplicité de ses vues, entraînera aisément la compréhension claire et franche de ce pourquoi il a été édifié…
Ainsi un élan se dessine à
l’orée des consciences humaines, l’inopportunité de la position de chacun des hommes dans le cosmos, mis en avant par le caractère anthropomorphique de chaque entité, ou plus justement par le
caractère trivial, ordinaire, de chaque homme compris en tant qu’entité.
Cet élan est bien celui
attendu par l’entendement origine de la volonté d’ériger ce système dont le jeu de l’esprit « Entité-Dynamiques-Cycle » permet l’accès
aisé. C.Q.F.D. !
Cependant,
Cependant, je suis parvenu
à un point particulier du processus cognitif raisonné, que j’emploie pour tenter de comprendre largement.
Cet ersatz de palier
existentiel est l’espace où, en me reposant, je me demande en fait si tout cela, ce système précisément, est bien nécessaire pour inciter à la poursuite du travail que l’évolution a opéré sur la
première molécule carbonée, pour finalement, au bout de nombreuses secondes de cette lente transformation, parvenir à générer l’espèce humaine.
Pour générer ce mouvement
bénéfique au bonheur humain, on considère franchement que l’homme semble situé à un niveau apparemment stable de sa dynamique ascensionnelle dans les strates de l’évolution. Cet arrêt des
dynamiques ascendantes pourrait trouver sa cause, là je suppute, dans les manifestations outrancières des sentiments inspirés par la religion au cœur des rapports humains.
Finalement, cela semble,
d’un côté, se concrétiser par l’exacerbation du sentiment de pitié qui, par la naïveté de ses applications, va à l’encontre de la sélection naturelle. Et qui plus est, d’un autre côté, la
normalisation des genres de vie reconnus comme valide, qui ôte du déploiement de la branche humaine de la vie les possibles tentatives expérimentales pouvant potentiellement dégager une autre
voie que celle actuellement suivie, contredit la pluralité naturelle, créatrice d’éventuelles réussites supplémentaires.
Et si je m’attaque ainsi,
avec tant de témérité, à la religion, c’est que je pense qu’elle n’est plus nécessaire en ces temps d’exaltation des consciences. Son aura réconfortante, qui n’a d’autre fin que de voiler la
vérité pour prévenir l’ultime désespérance des pauvres gens, n’a plus d’utilité chez les hommes actuels, que l’on imagine aisément suffisamment forts et fiers pour contempler l’absolu de
face.
Sur cette petite planète
insolite qu’est la Terre, détentrice de cette exception formelle qu’est la vie, l’homme demeure cette unique entité dotée de conscience de soi, et qui a le pouvoir d’exprimer une conscience
démesurée de l’Etre et de ses atours.
Il vit avec ce terrible
fardeau qu’il tente, par les moyens offerts par la fuite dans l’action, d’oublier à longueur de temps. Il recherche l’ivresse des sens pour ne pas avoir à se confronter au vide métaphysique qui
le contient.
Ou bien alors, les plus
faibles, les plus timorés ou les plus peureux, cherchent des réponses vides de réalité, sous les hospices d’une religion bornée à remplir d’explications ivres de naïveté le vide laissé par le
travail de la conscience sur l’inconnu de l’Etre.
Il est venu le temps où
tous ces moyens servant à voiler la vérité pure de nos existences ne sont plus de mise.
Les légendes, les mythes,
ou toutes ces sortes de métaphores ne peuvent combler le trou que les consciences ont creusé dans la vérité obscure de leurs positions dans l’univers.
Il faut se rendre à
l’évidence, la vie n’est qu’un aboutissement du déroulé chaotique de la nature. Et l’être humain n’est qu’un aboutissement de la vie. Il n’y a rien avant la naissance et après la mort, il n’y a
que la vie pour exprimer son intime attachement au bonheur.
Car voilà le but recherché
par l’humanité entière, le bonheur, l’heur le plus opportun le plus rapidement et le plus longuement possible, et ceci pour pouvoir jouir de ce qui nous est offert à l’unité, la
vie.
Aussi, l’humanité, pour enfin prendre conscience de son indispensable avancée vers la Surhumanité, doit réaliser que la seule raison valide de prolonger
l’existence de son essence est la quête d’un bonheur de plus en plus parfait pour chacun des êtres qui en font partie. Il n’existe rien d’autre, pour lequel ces êtres, les hommes, méritent de
vivre.
C’est pourquoi, c’est
honnêtement et en toute conscience des causes et des aboutissants, que nous devons dédier ces avancées notoires dans la compréhension de l’Etre, au travers des expériences auxquelles le déroulé
chaotique nous confronte, à la quête effrénée d’un bonheur sans faille.
Et c’est là ce qui doit
être l’ultime cause de la persévérance dans son être pour l’homme qui s’applique à survivre simplement, en adéquation avec sa nature d’entité consciente vivante.
La Surhumanité doit être
l’image briguée de l’humanité par l’adjonction à sa définition de la conscience totale de la réalité de la position inopportune des hommes dans l’Etre. C’est à partir de cette ultime prise de
conscience que se déploient enfin les nombreuses aptitudes renforcées à la vie, et bien sûre au bonheur, du prétendant Surhomme.
Ces aptitudes sont le
produit d’un travail de sa raison sur les indices révélateurs de la particularité de l’existence introspective du prétendant à la Surhumanité.
C’est en prenant conscience
de sa position extraordinaire mais incidemment inopportune dans l’Etre, que l’homme apparaîtra en Surhomme. Et s’il trouve la force d’en extraire les causes de sa survie, il se confortera dans
son apparente Surhumanité.
Cependant, la Surhumanité
ne sera pas qu’une partie de l’humanité qui aura réussi le difficile exercice de la conscience de soi au travers du tout infini et obtus. C’est le point ultime d’évolution de l’humanité entière,
qui, dés lors, sera en possession de la conscience de la vérité de sa propre position dans l’univers.
Ainsi, c’est un but
suffisamment éloigné pour qu’il déclenche une dynamique de reprise de l’évolution pour un temps suffisamment grand pour voir passer au moins une génération, la mienne…
Cette dynamique provoquera
une élévation générale de l’état des entités homme, susceptible d’impliquer l’apparition d’un bonheur total et pluriel.