Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Vendredi 2 janvier 2009

   Puisqu’un système se construit à partir de postulats servant les élans que l’on veut voir provoquer par ce système particulier, on se permet arbitrairement de considérer qu’une entité, quelle qu’elle soit, subit l’assaut incessant des deux dynamiques mises en évidence par la prise de conscience, par un entendement, de l’existence de cette entité.

   Cette arbitraire permission que l’on s’offre gracieusement, développe sa nécessité à partir du but originel que l’on s’est octroyé, et qui peut apparaître obscur pour de nombreux individus. De la sorte, c’est la méthode de fomentation de la place inopportune de l’homme dans l’Etre la plus aisée, la moins malhonnête à mon avis, et la plus ludique sans aucun doute…

 

    Les deux dynamiques sont par analogie nommées dynamique parcellaire et dynamique tribale.

    La dynamique parcellaire amène l’entité à se particulariser, à s’individualiser au centre de son environnement. La dynamique tribale, par contre, porte l’entité à se fondre, au contact d’autres entités du même genre, dans une entité supérieure.

   Celle-ci regroupe un certain nombre d’entités semblables, pour une ou plusieurs caractéristiques, pour former un groupe d’entité.

   Le cycle décrit les élans de la définition de l’entité au court de sa vie, de sa particularisation jusqu’à son anéantissement ou sa fonte dans une entité supérieure.

   Par extension, si l’anéantissement d’une entité n’est pas validé mais que celle-ci disparaisse de la fenêtre d’étude ouverte par l’entendement qui la contemple, plusieurs cycles peuvent se succéder décrivant la naissance, la mort et la renaissance virtuelle de l’entité.

   L’intégralité des cycles décrit l’Etre dans son entier.

   L’étude de ce système d’intégration de l’Etre, novateur par la simplicité de ses vues, entraînera aisément la compréhension claire et franche de ce pourquoi il a été édifié…

 

   Ainsi un élan se dessine à l’orée des consciences humaines, l’inopportunité de la position de chacun des hommes dans le cosmos, mis en avant par le caractère anthropomorphique de chaque entité, ou plus justement par le caractère trivial, ordinaire, de chaque homme compris en tant qu’entité.

   Cet élan est bien celui attendu par l’entendement origine de la volonté d’ériger ce système dont le jeu de l’esprit « Entité-Dynamiques-Cycle »  permet l’accès aisé. C.Q.F.D. !

 

 

   Cependant,

   Cependant, je suis parvenu à un point particulier du processus cognitif raisonné, que j’emploie pour tenter de comprendre largement.

   Cet ersatz de palier existentiel est l’espace où, en me reposant, je me demande en fait si tout cela, ce système précisément, est bien nécessaire pour inciter à la poursuite du travail que l’évolution a opéré sur la première molécule carbonée, pour finalement, au bout de nombreuses secondes de cette lente transformation, parvenir à générer l’espèce humaine.

   Pour générer ce mouvement bénéfique au bonheur humain, on considère franchement que l’homme semble situé à un niveau apparemment stable de sa dynamique ascensionnelle dans les strates de l’évolution. Cet arrêt des dynamiques ascendantes pourrait trouver sa cause, là je suppute, dans les manifestations outrancières des sentiments inspirés par la religion au cœur des rapports humains.

   Finalement, cela semble, d’un côté, se concrétiser par l’exacerbation du sentiment de pitié qui, par la naïveté de ses applications, va à l’encontre de la sélection naturelle. Et qui plus est, d’un autre côté, la normalisation des genres de vie reconnus comme valide, qui ôte du déploiement de la branche humaine de la vie les possibles tentatives expérimentales pouvant potentiellement dégager une autre voie que celle actuellement suivie, contredit la pluralité naturelle, créatrice d’éventuelles réussites supplémentaires.

   Et si je m’attaque ainsi, avec tant de témérité, à la religion, c’est que je pense qu’elle n’est plus nécessaire en ces temps d’exaltation des consciences. Son aura réconfortante, qui n’a d’autre fin que de voiler la vérité pour prévenir l’ultime désespérance des pauvres gens, n’a plus d’utilité chez les hommes actuels, que l’on imagine aisément suffisamment forts et fiers pour contempler l’absolu de face.

 

   Sur cette petite planète insolite qu’est la Terre, détentrice de cette exception formelle qu’est la vie, l’homme demeure cette unique entité dotée de conscience de soi, et qui a le pouvoir d’exprimer une conscience démesurée de l’Etre et de ses atours.

   Il vit avec ce terrible fardeau qu’il tente, par les moyens offerts par la fuite dans l’action, d’oublier à longueur de temps. Il recherche l’ivresse des sens pour ne pas avoir à se confronter au vide métaphysique qui le contient.

   Ou bien alors, les plus faibles, les plus timorés ou les plus peureux, cherchent des réponses vides de réalité, sous les hospices d’une religion bornée à remplir d’explications ivres de naïveté le vide laissé par le travail de la conscience sur l’inconnu de l’Etre.

 

   Il est venu le temps où tous ces moyens servant à voiler la vérité pure de nos existences ne sont plus de mise.

   Les légendes, les mythes, ou toutes ces sortes de métaphores ne peuvent combler le trou que les consciences ont creusé dans la vérité obscure de leurs positions dans l’univers.

   Il faut se rendre à l’évidence, la vie n’est qu’un aboutissement du déroulé chaotique de la nature. Et l’être humain n’est qu’un aboutissement de la vie. Il n’y a rien avant la naissance et après la mort, il n’y a que la vie pour exprimer son intime attachement au bonheur.

   Car voilà le but recherché par l’humanité entière, le bonheur, l’heur le plus opportun le plus rapidement et le plus longuement possible, et ceci pour pouvoir jouir de ce qui nous est offert à l’unité, la vie.

 

   Aussi, l’humanité, pour enfin prendre conscience de son indispensable avancée vers la Surhumanité, doit réaliser que la seule raison valide de prolonger l’existence de son essence est la quête d’un bonheur de plus en plus parfait pour chacun des êtres qui en font partie. Il n’existe rien d’autre, pour lequel ces êtres, les hommes, méritent de vivre.

   C’est pourquoi, c’est honnêtement et en toute conscience des causes et des aboutissants, que nous devons dédier ces avancées notoires dans la compréhension de l’Etre, au travers des expériences auxquelles le déroulé chaotique nous confronte, à la quête effrénée d’un bonheur sans faille.

   Et c’est là ce qui doit être l’ultime cause de la persévérance dans son être pour l’homme qui s’applique à survivre simplement, en adéquation avec sa nature d’entité consciente vivante.

 

   La Surhumanité doit être l’image briguée de l’humanité par l’adjonction à sa définition de la conscience totale de la réalité de la position inopportune des hommes dans l’Etre. C’est à partir de cette ultime prise de conscience que se déploient enfin les nombreuses aptitudes renforcées à la vie, et bien sûre au bonheur, du prétendant Surhomme.

   Ces aptitudes sont le produit d’un travail de sa raison sur les indices révélateurs de la particularité de l’existence introspective du prétendant à la Surhumanité.

   C’est en prenant conscience de sa position extraordinaire mais incidemment inopportune dans l’Etre, que l’homme apparaîtra en Surhomme. Et s’il trouve la force d’en extraire les causes de sa survie, il se confortera dans son apparente Surhumanité.

 

   Cependant, la Surhumanité ne sera pas qu’une partie de l’humanité qui aura réussi le difficile exercice de la conscience de soi au travers du tout infini et obtus. C’est le point ultime d’évolution de l’humanité entière, qui, dés lors, sera en possession de la conscience de la vérité de sa propre position dans l’univers.

   Ainsi, c’est un but suffisamment éloigné pour qu’il déclenche une dynamique de reprise de l’évolution pour un temps suffisamment grand pour voir passer au moins une génération, la mienne…

   Cette dynamique provoquera une élévation générale de l’état des entités homme, susceptible d’impliquer l’apparition d’un bonheur total et pluriel.

Par daphnis - Publié dans : Réflexions compromettantes
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Jeudi 1 janvier 2009

   En second lieu, quoi que nous fassions, cela découle de tout ce qui nous a précédés. Nous agissons ainsi sous la contrainte de tout ce qui nous touche directement.

   Ainsi, le reproche, par exemple, ne peut donc être honnêtement fondé que dans l'optique d’être une référence pour les hommes, y compris celui qui est la cause du reproche, dans le cas heureux où ceux-ci seraient dans l'état d'en assumer les effets pour l’avenir.

   Les actes passés ne peuvent qu’avoir eu lieu, et de cette manière.

   L’espèce humaine, comme tout ce qui est réel directement, se développe ainsi, malgré tout, indubitablement de manière logique en cela qu'elle ne pourrait pas se développer autrement.

   Aussi le déroulé temporel se déploie suivant une progression unique. Il n’y a nulle d’autres possibilités.

 

   Enfin, bien entendu, il est sérieusement dénué de sens de regretter un acte ou une action passée, en cela qu’elle ne peut avoir eu lieu de différente façon.

   Regretter, c’est s’infliger un mal qui ne trouve aucune justification dans les faits qui le font naître. Alors, à moins de trouver du plaisir ou une utilité singulière par delà le mal qu’il procure, le regret est à extraire du panel des divers sentiments accessibles au prétendant à la Surhumanité.

 

   Car voilà la véritable raison de cet ouvrage : inviter les hommes, consciemment et honnêtement, à prétendre à la Surhumanité.

   Les inviter à préparer l’avènement du Surhomme et de la Surhumanité, entité post humanitaire dans la grille de l’évolution, humanité illusoirement et idéalement composée d’hommes tous conscients de l’inopportunité effectivement démontrée de leur position dans l’Etre.

 

 

   Alors,

 

   Ayant atteint un niveau de conscience que je me surprends de plus en plus souvent, si ce n’est à maudire, du moins à regretter, me voici contraint d’abdiquer mon intime espoir de voir spontanément surgir en chacun l’idée du Surhomme.

   Je me suis ainsi donné comme tâche de faire naître dans vos consciences, vierges sur ce terrain, la révélation de la position inopportune de l’homme dans l’Etre, et ceci pour vous dégager des responsabilités qui vous font ignorer la plausibilité des concepts de Surhumanité et de Surhomme.

   J’estime enfin mon travail achevé, et je me prépare à vous en rendre compte.

 

   C’est de la fierté, mélangée adroitement à un nihilisme gangreneux, qui soutient chacun des actes engrangés par l’intervention de mon entendement. Et je ne peux décidément pas faire autrement.

   Voilà pourquoi, je me tiens prêt à vous faire le descriptif précis du voyage extraordinaire que ma cognition a commis sous le total contrôle, j’ose espérer, de ma raison, dans les méandres inopinés de l’ultime révélation qui place l’homme et sa conscience aux confins d’un territoire ordonné par les effets du chaos géométrique.

 

   Cela étant dit, et parce qu’il est hasardeux de croire que l’on peut comprendre toute la substance d’un discours sans en posséder les clés, je me propose de vous les offrir pour vous permettre d’orienter, dés le début, de la bonne et heureuse manière votre entendement…

   J’entends par Surhumanité, ce vers quoi l’humanité doit tendre, un état de l’entité humanité choisit suffisamment parfait pour qu’il ne soit jamais atteint mais qu’il provoque en ses prétendants un élan de perfectibilité, une humanité de Surhommes, hommes tous conscients de la position inopportune de leur être dans l’Etre, hommes tous conscients de la vérité de l’unicité de l’intervention du chaos dans le développement de chaque entité.

   La nature suit un déroulé chaotique, suit un processus de déploiement qui est le chaos.

    La dynamique de déploiement d’une entité, qui se précise en choisissant une branche plutôt qu’une autre à la faveur d’un détail de faible taille à proportion de l’échelle employée pour visualiser le phénomène, se réfère sans arrêt au chaos géométrique.

   L’entité est l’objet opposé à son contenant et à son contenu, pour l’étude. Tout objet du discours peut se prévaloir d’avoir à se caractériser de la sorte, en s’opposant à celle qui la contient, à l’entité supérieure, ou à celles qu’elle contient, les entités inférieures.

   L’Etre est la faculté d’exister reconnu dans l’infinité d’entités qui composent la nature. C’est le propre de la substance entière, totale. L’Etre est unique parce que composé de tout ce qui est.
Par daphnis - Publié dans : Réflexions compromettantes
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Mercredi 31 décembre 2008

   Aussi, ce système permet-il aux hommes de réconcilier leurs convictions intimes avec l’irréfutable et impitoyable réalité scientifique. Il permet en outre l’honnêteté d’une quête effrénée du bonheur, reconnue comme la seule quête honnêtement justifiable aux yeux de ceux qui ont eu accès à cette reconnaissance effective des faits.

   Ce bonheur vers lequel s’élance ce nouvel homme, celui qui effleure l’imprudence de la probité absolue, le prétendant Surhomme, passe par l’honnêteté de la reconnaissance de sa propre position inopportune dans l’Etre, et par elle seule.

 

 

   Le système que je mets en avant repose en partie sur deux avancées fondamentales de la science des rapports que l'homme entretient avec l'Etre.

   Il s'agit en premier lieu du lien qui relie l’abstraction d’une pensée et la matière palpable. Ici, la biologie moléculaire nous apporte un début de possibilité de systématisation de ce lien étroit qui existe entre une idée abstraite et son support matériel, le neurone.

   Le monisme acquiert de la validité là où le dualisme en perd.

   Et, dorénavant, la pensée humaine ne se révèle être qu’une sensation des changements moléculaires qui s'opèrent au niveau des neurones et des synapses. La pensée, dés lors, apparaît avant tout comme une dynamique, comme un élan actif, inscrit indubitablement au cœur de la matière.

 

   Les conséquences que l’on peut extraire de cet état de fait sont nombreuses. Elles concernent à priori l’espace préalablement occupé par la religion, et qui n’a de cesse, dans son habituelle agitation, de s’en défaire, la métaphysique.

   Par exemple, et en premier lieu, la mort, qui se caractérise par une dispersion relativement rapide de la matière, ne peut donc qu'engendrer un arrêt des facultés cognitives par l’entrefaite de la dissémination de ses parties, de ses sous-entités, subséquemment, une annulation de l’humanité en l’homme. La mort n'est donc pas un passage, mais bien un anéantissement de l'être.

   De même, en second lieu, il est clair que lorsque l'on considère que c'est à partir d'un enchaînement d'événements ayant comme support la matière, complexe jusqu'à défier les lois de la programmation, mais indubitablement irrémédiable, que naissent des sensations appelées idées, il est difficile dés lors de parler sérieusement, et honnêtement, de libre-arbitre.

   On ne peut pas imputer à cette chimère les actes qui sembleraient en découler.

   Ce que chacun fait, dans ses actes, ce n'est qu'exprimer la réponse logique de son être à un certain agencement de stimuli. Aussi, l’intégralité de l’être de l’homme participe en fait à chaque instant, à chacun de ses actes, qui répondent ainsi mécaniquement aux aléas de la vie, matérialisés par l'origine de stimuli complexes mais définitifs.

 

   La deuxième avancée caractéristique de la science, de laquelle il faut tenir compte pour tenter d’y ancrer solidement ce raisonnement, concerne l'évolution de l'Etre étudié au travers de la théorie du chaos.

   Celle-ci nous renseigne sur la destinée que possède toute entité pour étendre son développement. Elle nous apprend que le seule mode de développement naturel, possible et en action est le chaos.

   Il procède comme suit : le choix d’une possible branche de développement d'une entité se fait à la faveur d'un détail, qui peut être si minuscule, qu’il en devient invisible à l'échelle d'étude employée pour visualiser l'entité même.

   Le développement de l'Etre est en cela logique et raisonnable, mais il s'exprime dans une apparence chaotique, du fait de l’absence apparente de cause visible, directe, aux phénomènes ayant lieu au cours de ce développement.

 

   Cet amas de fait, dont la validité ne fait maintenant plus aucun doute chez l’homme honnête, nous apporte matière à saisir les raisons qui amènent les événements caractéristiques à être imprévisibles à long terme.

   C’est en effet parce que le développement de l’Etre se fait sur un mode chaotique, donc un mode qui fait rentrer en ligne de compte des détails invisibles à l’échelle employée pour étudier le phénomène, que la prévision d’événements à long terme, donc la prise en compte de tous les acteurs du problème, est impossible.

   Dés lors, l'homme est-il contraint de vivre en ne prévoyant les effets de ses actes qu’à court et moyen terme. Aussi cela lui procure-t-il le besoin et le devoir de toujours découvrir les effets de ses actes à long terme. Cette méconnaissance de l'avenir est finalement ce qui lui intime, avec force, l’ordre de vivre.

 

   Autrement dit, cette imprévisibilité des temps à venir est largement vitale pour l'homme. C'est ce qui lui permet d'avancer dans le cours de sa vie, la conscience vierge et ouverte envers les événements inattendus et extérieurs à son être propre.

   Si tout était prévisible à long terme, l’homme ne connaîtrait plus l’innocence instinctivement requise pour affronter les vicissitudes d’un parcours vital, encombré d’événements d’un abord néfaste à son être.

   Mais cela ne veut pas dire qu'une action pourrait avoir ou ne pas avoir lieu. Il est certain qu'un déroulé même chaotique ne peut être qu'unitaire. Seulement du fait de la complexité des événements originels, il est hors de questions de pouvoir émettre une prédiction valide à long terme.

   C'est cette imprévisibilité de l'Etre qui nous incite tous, heureusement, à provoquer notre survivance, pour nourrir notre curiosité et pour découvrir pas à pas ce que le déroulé chaotique de l'Etre a gracieusement préparé à notre encontre dans l’avenir.

 

   Quelles conclusions peut-on, et doit-on en retirer ?

   En premier lieu, comme les événements qui vont avoir lieu prochainement découlent de l'ensemble des événements qui ont lieu actuellement, et que nous, hommes, sommes compris dans ce processus de création temporelle, c'est logiquement que nous découvrons ce phénomène, et logiquement qu'il va induire les prochains phénomènes que nous sommes contraints d'ignorer jusqu'à l’exorde de leur accomplissement.

   En conséquence de quoi nous ne pouvons que révéler la réalité, ou plutôt nous sommes contraints de révéler cette réalité, mais nous ne pouvons l'induire dans un sens, ou bien d'une manière qui nous est encore inconnue.

   Difficile révélation !

Par daphnis - Publié dans : Réflexions compromettantes
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Mardi 30 décembre 2008

   Ayant atteint la limite supérieure du déploiement de ma réflexion, et étant soucieux de ménager la raison que je supporte maintenant avec difficultés, je me retrouve prêt à vous rendre compte de l'avancée que j'ai effectué, finalement plutôt malgré moi, en un extrait de la conscience humaine.

   Je vais, par la présentation des textes que m'ont inspirés mes recherches, vous exposer la structure d'un système de présentation de l'Etre, capable d'intégrer toutes les découvertes fondamentales récentes de toutes les sciences.

   Ce système, je vous le livre comme il m'est apparu, au fil des pages.

   Et à partir de l'instant où vous acceptez de vous prêter au jeu du délicat exercice de lecture auquel je vous convie, j'aspire à vous permettre de concevoir la plausibilité de l'idée précise contenu dans ce système, à savoir la nécessité de l'avancée du concept de Surhumanité, pour pallier à la limitation de l'évolution naturelle et à l'éventuelle dégénérescence de l'espèce humaine, elles-mêmes engagées par le recours aux illusions, professées par les religions, voilà déjà plusieurs millénaires.


   S'il est audacieux d'admettre détenir les clés d'un système complet, permettant de justifier chacune des découvertes scientifiques actuelles, c'est parce que nul n'étant jamais jusqu'à maintenant parvenu apparemment et clairement à s'affranchir des multiples contraintes institués par la  religion, le problème a toujours été pris à l'envers.

   Les hommes ont de tout temps essayé de découvrir empiriquement une justification de leur religion.

   Et pendant des siècles, lorsque les concepts religieux n'arrivaient pas à se justifier dans l'évidence d'un phénomène observé, celui-ci et ses découvreurs étaient tout d'abord considérés comme diabolique, et ensuite bannis de la conscience collective.

   Jusqu'au jour où, la religion ayant passablement obscurci son séduisant panache, les sciences ont pu se développer à l'encontre évident des enseignements de celle-ci. Dés lors, son domaine d'investigation réservé a pu intéresser les curieux de tout. Ceux qui, élevés à la lumière de l'hypothético-déductif, ont voulu précisément découvrir et palper l'ultime vérité de leur existence.


   L'honnêteté intellectuelle aidant, les religions en général, et la religion catholique en particulier, nous apparaissent dés lors comme de gentilles fables, s'appuyant sur de trop complexes métaphores pour pouvoir apporter aux hommes les explications véritables, nécessités par l'exacerbation d'une conscience peu à peu révélée à elle-même.

   Les préceptes enseignés depuis des millénaires par une religion, qui est apparue pour pallier aux déficits informationnels d'une époque concernant l'Etre et ses attributs, sont dorénavant dépassés par ceux qu'elle a permis de se développer, les préceptes scientifiques, en en rendant le souci aux hommes dégagés des questions métaphysiques.


   Tel est l'état actuel de la conscience humaine.

   Occupée préalablement à fouiller de toutes parts dans la matière avec l'aide de l'outil scientifique par excellence, la raison, elle se retrouve confrontée dorénavant à l'inadéquation des résultats de ses recherches, avec les concepts, derrière lesquels elle s'était protégée de l'abîme métaphysique, pour pouvoir s'y accomplir totalement.

   Il est grand temps de réagir, et c'est d'ailleurs dans la continuité  logique du déroulé chaotique des choses. Il faut réformer la morale judéo-chrétienne.


   Réformer la morale judéo-chrétienne, c'est-à-dire repenser ses fondations, s'attacher à y adjoindre des correspondances avec les bases qu'ont mis à jour les derniers apports de la recherche scientifique à la somme des connaissances humaines.

   Ces bases concernent en particulier les domaines de la théorie du chaos et de la biologie moléculaire. En effet, ces enclos sémantiques semblent nous apporter, justifiés un à un catégoriquement, des principes valides, dans notre système de pensée, pour ce qui concerne l'évolution de notre univers et le fonctionnement intime de la vie.

   C'est en tirant au mieux parti de ces avancées récentes de la pensée humaine à propos de l'état de la matière, et en tentant d'en introduire l'essence dans un système suffisamment optimiste, là où la pure raison tendrait à faire fuir le chercheur vers le pessimisme au travers du nihilisme, que j'ai construit le système, dont le jeu de l'esprit « Entité-Dynamiques-Cycle » permet l'accès aisé et rapide. 


Par daphnis - Publié dans : Réflexions compromettantes
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Lundi 29 décembre 2008

   Etant parvenu à exister en ce temple dédié aux valeurs ultimes de la révolution, je m'apprête à expliquer mes actes, à les justifier pour la postérité.

   Etant accusé d’outrage moral sur la personne d'un enfant, j'aspire à la condamnation à mort pour l’exemple. Car une cité, pour persévérer dans son être, doit être intransigeante avec les personnes de ma caste, ceux qui ont pour ambition de jauger le système officiel.

   J'ai violé consciemment sa conscience, je dois donc être puni par une justice implacable.

   C'est à moi de parler. Je me lève, m'avance et déclame.

 

   « Vous n'avez pas à juger les raisons qui m'ont poussé à agir ainsi, mais vous devez juger de la gravité de mes actes en regard de la communauté que vous défendez.

    Ai-je fauté ? Oui ! A la lumière des lois qui régissent vos vies, j'ai fauté. Mais comprenez bien que j'aie agis consciemment, en connaissance de cause, pour assouvir mon profond désir d’éduquer les consciences morales des jeunes enfants.

 

    Je m'inscris en faux contre l’ensemble de votre système de vie en communauté. Je nie ouvertement être assujetti à toutes vos lois que je refuse en bloc. Je revendique l'appartenance à la loi naturelle du bon droit du plus fort sur le plus faible.

   C'est pourquoi je vous ordonne de me laisser libre ou de me condamner à mort, mais de ne pas me condamner à des peines intermédiaires sur la base de la présence, chez moi, d'un dysfonctionnement mental. Je le redis, j'ai agis en pleine possession de mes moyens intellectuels.

   J'ai agis ainsi afin de dénoncer la prééminence de la morale judéo-chrétienne dans l'élaboration de toutes ces lois. Car tel est le cas deux mille ans après son apparition, encore.

 

    Je sais bien que la morale à l'origine de toutes ces lois est aussi celle édifiée sous la révolution, mais j'estime qu'elle a été trop influencée par l'inévitable morale judéo-chrétienne.

   Le résultat est tel qu'il ne laisse aucune possibilité à tout un chacun pour assouvir ses désirs les plus intimes, ceux qui le torturent jusqu'à le pousser à défier la loi.

   Je peux imaginer une société où l'assouvissement des illusions serait la première des intentions de la communauté, et ceci jusqu'à leurs disparitions définitives. J'aspire à vivre au sein d'une telle communauté, et c'est par l'exemple de mon dépassement des lois en vigueur que je l'entends proposer à mes concitoyens.

   Cette société, dont je fournis l'exemple, serait viable. Elle devrait préciser simplement la valeur normale de l'assouvissement des intentions les plus profondément ancrés.

   Devenus aux normes de la société, ces actes en perdraient de leurs valeurs. II ne s'agirait plus que d'une formalité à accomplir pour que d’enfants ces êtres passent à la stature d’hommes. Et tout serait au mieux...

 

   C'est pourquoi aujourd'hui je suis devant vous pour vous inciter à modifier ces lois d'inspiration judéo-chrétienne, ou bien à me condamner à mort pour m'extraire de ce système que j'entends renier pour le restant de mes jours.

   A vous de choisir, mais je connais déjà votre choix et je comprends que vous hésitiez à remettre en cause la sève de votre vie.

   Dés lors, condamnez-moi, mais acceptez tout de même ma conception de la société comme une éventualité plausible... »

 

   Systématiser, conceptualiser, mais passer à l'acte ?

Par daphnis - Publié dans : Le doute absolu
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