Dimanche 28 décembre 2008
La Surhumanité est un état
de l’être qui n’a pas à être atteint pour distribuer des bienfaits, du contentement, aux hommes qui la pensent comme valide et probable.
A partir du moment où la
dynamique qui concourt à son instauration est engrangée, l’idée de la Surhumanité provoque l’heur le plus opportun chez les hommes qui la pense de manière introspective comme un idéal à
atteindre.
La Surhumanité incarne à
elle seule, la conscience absolue de la position des hommes dans l’être, l’irrésistible élan perfectionniste qui s’insère dans leur conscience.
C’est par l’enseignement de
la haute et ultime valeur prêtée à la conscience raisonnable, que la Surhumanité pourra être instaurée, dans les entendements des prétendants Surhommes, comme une idéologie probatoire du sens de
la vie.
C’est ainsi que la mise en
branle de tout le système de pensée qui y est accolé, provoquera un retentissement légitime dans les communautés humaines, qui auront eu conscience de l’effet bénéfique de ce système sur leur
heur.
La place inopportune de
l’homme dans l’être est la révélation à l’origine du concept de Surhumanité.
C’est en concevant au plus
profond de lui-même la nature dérisoire, en regard de l’étendue de l’Etre, de l’existence humaine, que l’homme qui aura choisit honnêtement et consciemment la tentative de la Surhumanité
connaîtra un bonheur issu de la liberté reconquise sur l’éternel chaos.
Plus guère contraint
d’appliquer le bien arbitrairement reconnu comme tel, si ce n’est par des lois librement consenties, l’homme sera libéré de toutes les forces agissantes contre son gré.
Il acceptera de suivre les
lois qu’il a validées dans le vote ou par habitude, mais au-delà de ces lois il recouvrera sa liberté originelle débarrassée des simulacres d’obligations morales préconisés par les religions ou
autres diktats moraux.
La conscience absolument
libérée, le Surhomme en devenir pourra consacrer les travaux de son entendement à construire pas à pas son bonheur individuel, au milieu du bonheur érigé par des lois dégagées d’une certaine
conception de l’obligation morale, à savoir la référence à un ordre préétabli.
Car, de l’idée de
l’édification de la Surhumanité, découleront de nouveaux concepts légaux établissant enfin l’homme comme la liberté incarnée au milieu du chaos en devenir.
Le prétendant Surhomme a
conscience de la définition de la Surhumanité comme suite logique, intrinsèque, de l’humanité dans le chaos géométrique qui lui sert de niche environnementale.
Il est conscient de la
trivialité d’une telle analyse. Mais il la mène à son accomplissement, car le bon heur qui en résulte est bien supérieur à celui découlant de sa nullité.
Le Surhomme inspirera la
persévérance dans son être du chaos, au travers de la Surhumanité, en permettant à ses pairs d’effleurer un bonheur toujours croissant. Ce bonheur est enclin à résider dans le sentiment diffus
d’appartenir à la caste la plus évoluée du monde humain.
La liberté qui découle de
la révélation de la position de l’homme dans l’Etre contribue aussi à contenter le bonheur du Surhomme.
Puisque par la
reconnaissance honnête, par sa conscience, de la position triviale de celle-ci, il se retrouve libéré des astreintes de la morale non réformée. L’homme atteint ainsi un état où la liberté devient
un concept illusoire mais palpable, la Surhumanité.
La Surhumanité est donc
largement enviable par le commun des mortels, et elle devrait très certainement devenir l’ambition des hommes aptes à intégrer les concepts bénéfiques, apportés par celle qui s’annonce,
heureusement, comme une humanité composée d’êtres tous conscients absolument.
Pour l’atteindre trois
choses sont indispensables.
La première est la rupture
avec certains des préceptes moraux enseignés par les religions, ceux qui, en effet, sont incompatibles avec les enseignements de la morale réformée.
La seconde est l’honnêteté
intellectuelle requise pour affronter la révélation de la trivialité de l’être humain au milieu du chaos, elle est nécessaire pour pallier au réveil de l’instinct de survie qui s’exprime à
travers un lot d’illusion.
Enfin la troisième réaction
indispensable est d’avoir la force de dépasser le désespoir latent répandu par cette révélation. L’homme devra, en effet, dépasser la première de ses réactions, la prétention à se sentir perdu
dans l’immensité chaotique, incitée dans cette voie par la découverte de sa désespérante position dans cette immensité.
Ainsi il pourra entrevoir
les apports bénéfiques de ce courageux bouleversement à son vulgaire parcours vital.