Samedi 26 mars 2011
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À l’écoute des modulations que m’ont inspirées les connexions licites de mon âme et de la trame majestueuse de
la Conscience absolue… j’ai pleuré comme un enfant. Et ce n’est pas la première fois. Ce matin encore, c’est en entendant l’interprétation hasardeuse du produit d’un autre que moi. J’ai
pleuré.
Et là encore, j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Comme un besoin impérieux d’exprimer mon désarroi face à ce flux
incessant d’idées bien ordonnées. Il faut que je m’applique. Le travail est immense mais il doit être fait.
Reprenons.
La terre renferme beaucoup plus que ce qu’elle laisse supposer. Une nuée vaporeuse sur laquelle se raccroche chaque occurrence
de cette conscience maintenant dévoilée. Il y aurait donc plusieurs niveaux de perception de cette entité bleue. Le deuxième nécessite l’étendue d’une étude bien approfondie des valeurs défendues
par sa suprême création : l’homme, abstrait bien sûr !
Cette trame majestueuse, offensante, sublime, qui n’a de cesse de conserver sa forme à la fois rigoureuse et stricte, sa forme
rugueuse qui se prévaut du peu de foi de ses formateurs… Je m’emporte un tant soit peu ! Je vous présente la source de mon inspiration, et de toute autre par la même occasion, une source
éternelle de concept tous plus novateur et innovateur. Voilà donc la muse des musiciens et la bouteille des écrivains.
Et cette fontaine qui abreuve jusqu’à plus soif ses plus proches adorateurs n’a de cesse de révéler par sa forme la sublime
question du sens. Pourquoi une telle construction ? Pourquoi en avoir brisé l’essence métaphorique et en avoir dispersé les éclats dans des entendements prêts à les recevoir. Que faire, sinon
jouir de cet état de fait ?
Mais si jouir implique de pleurer jour après jour, je réclame un tube jusqu’à la mer !
Il est étonnant de penser qu’un tel processus est resté sous terrain jusqu’à peu. Comme si les artistes préféraient voiler les
machines sorties des dieux. Sibyllin…
Mais aujourd’hui je suis plus un scientifique, n’est-ce pas ?
Il y a donc chez ces hommes qui se réservent le droit d’apparaître géniaux une particularité toute simple : ils se laissent
guider par le plan électrique qui dicte à leurs neurones la bonne répartie. Un peu comme la main rassurante de la mère à l’enfant, qui règle l’amplitude de la liberté du petit dans les limites de
sa sécurité. Ou plus encore, comme la leçon du professeur qui doit, à force de répétition, former par l’exemple la morale de l’élève.
Il y a donc quelque chose au delà des frontières de la perception. Et chaque porte ouverte sur ce monde des idées et un
embranchement vers la communication totale des entendements des hommes, de tous les hommes, même les morts. Puisque dés lors ils ont réintégré les nouvelles propositions de répartition… (Je suis
certain qu’un jour je serai compris.)
En fin de compte, c’est simplement la preuve que les créations originales ne sont que des emprunts à une créativité absolument
parfaite. Et qui plus est, partagée par tous ceux qui se donne un peu de mal. Après ça, comment faire pour oser accepter les honneurs !
Nous avons donc un fleuve de concepts qui irrigue l’esprit des chanceux qui vont pouvoir en jouer pour construire leur assise
sociale. Ou les pervertir à l’esprit des martyrs… Et nous avons ces liens formidables qui contraignent les sas à l’ouverture plus qu’une échappatoire. Les artistes sont, eux, les otages d’une
telle réussite, forcés d’expurger le trop plein de liquide qui risque à tout moment de les noyer.
Et c’est pour ça qu’ils pleurent…