Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 19:29

   La société de consommation vit ses derniers jours. Le commerce tel qu’il s’est développé jusqu’à maintenant se retrouve confronté à son insolente fatuité. L’idée même d’inscrire les fondements de son existence sur terre dans une quête éperdue de puissance par le seul médium exalté comme universel, l’argent, encage l’être des surhommes soucieux d’absolu. Et même, il suffit de regarder le fossé qui se creuse  entre ce que nous propose le mondialisme pour vivre heureux et la réalité matérielle d’une telle quête. Ce n’est évidemment pas dans l’accumulation de biens manufacturés que réside les clefs du bonheur. Bien au contraire…

 

   Alors que faire de ce trop plein de matérialité, que faire de tous ces objets que le commerce insidieux nous propose en nous enseignant l’art de le désirer jusqu’au malaise ? Parce que tel est le cas. La publicité modèle notre appétence de l’inutile. Nous sommes ainsi contraints de consommer, non par envie ou besoin, mais par dépit. Ces objets qui martyrisent notre aspiration la plus intime à la complémentarité, et donc à la fraternité, ne peuvent continuer ainsi à occuper nos fonctions primitives.

   Et si finalement, par une révélation universelle et programmée, tout un chacun prenait conscience de la réalité tragique des choses. Le nouvel homme, ainsi débarrassé des odieuses occupations d’une vie de consommateur né, s’élance vers sa nouvelle vie. Une vie heureuse qui s’appui sur une vie matérielle toute juste suffisante, et qui s’intéresse enfin aux fondements même de la complémentarité.

 

   Il n’y a plus d’utilité même à la production. Pourquoi produire ? Ou alors juste le stricte nécessaire. Et les entreprises humaines deviennent enfin officiellement ce qu’elles ont toujours été malgré les légendes urbaines les mieux ancrés dans nos soucis consuméristes.

   Une entreprise a pour premier dessein de fournir un emploi à ses salariés. C’est-à-dire de lui offrir une occupation et un salaire. Plus l’occupation est agréable pour un salaire élevé, mieux cotée est cette entreprise. Afin de pouvoir pérenniser sa démarche, il est utile de pouvoir vendre cette occupation, ou les objets qui en sont les fruits, pour réinjecter cet argent dans la balance des salaires.

   Aussi, il est évident qu’une entreprise intéresse les membres de la communauté dont elle est issue. Et pour une fois s’étale devant nos yeux l’absurdité non équivoque d’une délocalisation. Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?

 

   Le bonheur nait de la reconnaissance effective de la complémentarité dans tous les rouages des activités humaines.

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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