Vendredi 25 juin 2010
5
25
/06
/Juin
/2010
21:43
Tous pensaient avoir découvert une vérité ultime, l’ordre suprême qui régissait les astres au delà de toute contingence humaine. Comme
si nous étions l’exception plongée au cœur d’un système ordonné jusqu’à l’écœurement. Tous avaient tord.
L’ordre et le désordre apparent, le chaos géométrique, vont de paire. Plus que cela, ils sont à ce point imbriqué que l’un semble être
une vue particulière de l’autre. Et le temps joue pour. Si l’on explore la vie des astres sur un temps suffisamment long, suffisant à l’échelle de ces machines célestes, l’ordre apparent
s’embrouille jusqu’à laisser surnager le divin chaos.
L’ordre apparent de ces mouvements gigantesques n’est que l’instant privilégié où tout semble s’ordonner tel un mythe. Comme ces
fluctuations à l’écume des vagues qui prennent le visage d’un mort. Et qui fait jouer la mémoire.
On ne peut, on ne doit tout ordonner.
Naïve est la pulsion propre à l’entendement qui s’agite pour systématiser. L’homme-enfant s’évertue à rire de sa compréhension du
monde. Et l’avenir joue à dérouler ses milles combinaisons qui entrent en résonnance. L’Etre est insaisissable parce qu’il joue de nous.
Quel avenir pour celui qui rêve de saisir l’aura fabuleuse de la conception du monde ? Néant appesanti de la lourdeur répugnante
du noir autour. Il faut oser s’asseoir sur les ruines des lumières. Il faut accepter le voile insidieux des illusions perdues. Tout est lié dans un gigantesque accès au bon heur ici-bas.
La complémentarité de tous les acteurs de cette comédie fait dorénavant office de loi. Elle doit être officiellement reconnue dans
l’éloge plastique de la nature comme la source initiale d’un bonheur partagé. La complémentarité comme un état de fait. Pour que tout ce qui nous touche résonne au firmament d’un bon heur
majestueux.
Que le temps des désillusions s’achève !
Par daphnis
-
Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
0