Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 21:43

Tous pensaient avoir découvert une vérité ultime, l’ordre suprême qui régissait les astres au delà de toute contingence humaine. Comme si nous étions l’exception plongée au cœur d’un système ordonné jusqu’à l’écœurement. Tous avaient tord.

 

L’ordre et le désordre apparent, le chaos géométrique, vont de paire. Plus que cela, ils sont à ce point imbriqué que l’un semble être une vue particulière de l’autre. Et le temps joue pour. Si l’on explore la vie des astres sur un temps suffisamment long, suffisant à l’échelle de ces machines célestes, l’ordre apparent s’embrouille jusqu’à laisser surnager le divin chaos.

L’ordre apparent de ces mouvements gigantesques n’est que l’instant privilégié où tout semble s’ordonner tel un mythe. Comme ces fluctuations à l’écume des vagues qui prennent le visage d’un mort. Et qui fait jouer la mémoire.

 

On ne peut, on ne doit tout ordonner.

Naïve est la pulsion propre à l’entendement qui s’agite pour systématiser. L’homme-enfant s’évertue à rire de sa compréhension du monde. Et l’avenir joue à dérouler ses milles combinaisons qui entrent en résonnance. L’Etre est insaisissable parce qu’il joue de nous.

 

Quel avenir pour celui qui rêve de saisir l’aura fabuleuse de la conception du monde ? Néant appesanti de la lourdeur répugnante du noir autour. Il faut oser s’asseoir sur les ruines des lumières. Il faut accepter le voile insidieux des illusions perdues. Tout est lié dans un gigantesque accès au bon heur ici-bas.

La complémentarité de tous les acteurs de cette comédie fait dorénavant office de loi. Elle doit être officiellement reconnue dans l’éloge plastique de la nature comme la source initiale d’un bonheur partagé. La complémentarité comme un état de fait. Pour que tout ce qui nous touche résonne au firmament d’un bon heur majestueux.

 

Que le temps des désillusions s’achève !

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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