Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 18:20

Et si ce chagrin inhérent à la perte d’un être cher n’était que pure futilité ?

Comprenez-moi bien, je ne nie pas qu’il y ait de la peine à se voir refuser l’accès à un certain agencement de matière. Mais la prise de conscience de l’unicité de l’essence même dont est extraite chaque conscience, une sorte de supra entité que certains veulent nommer pour mieux l’embrasser, annule toute tentative de personnalisation de la douleur.

En d’autres termes, comme nous sommes tous frères et complémentaires par essence, que notre dessein commun est la sérénité d’une mécanique parfaite, lorsque quelqu’un meurt, son individualité détachée de son écorce terrestre rejoint les possibilités d’être de toutes les consciences effectivement en action. Le talent est partagé. Parfois le hasard joue avec le destin, et un être humain naît avec une grande partie de l’individualité d’un être défunt. Mais l’intégralité de l’inné et pourquoi pas une grande partie de l’acquis qui aurait migré vers les méandres inopinés de “l’âme”, renaît éternellement dans les milliards de systèmes nerveux conscients en action.

N’est-ce pas génial ?

On ne meurt pas. On se répartit de différente manière. On se réajuste dans une autre configuration optimale.

Et tous ceux qui prennent conscience, comme on attrape la fièvre créatrice, ne disparaissent que sous leurs formes apparentes et acquises au dépérissement et à la vieillesse, pour réapparaître ailleurs sous d’autres formes. Un éternel recommencement, une renaissance impromptue mais continue sur les millénaires qui les séparent de la première fois.

Et pour s’enfuir du cycle des renaissances ?

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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