Dimanche 18 septembre 2011
7
18
/09
/Sep
/2011
18:59
Dans un rêve prémonitoire, quelque part au-delà des nues, je compose couleur après couleur les réseaux qui abreuveront de
nourriture qualifiée les strates de ma nouvelle vie. Cette nourriture, je la qualifie car elle est essentielle à mon équilibre psychique. Je ne veux pas dégénérer, du moins pas encore.
Bien entendu je suis seul et pour longtemps encore. Je ne sais pas encore ce que le divin chaos géométrique a préparé pour
relever ma vie à un niveau commutatif du relief évident ! Je m’emporte encore un tant soit peu. Mais je veux comme jamais aujourd’hui. Je veux que ce relief agite chaque cellule de mon corps
comme un hochet. Je veux qu’à chaque instant de ma courte existence, les émotions les plus perturbantes m’assaillent comme à l’assaut d’une forteresse risible…
Ce soir encore, je me contente de persévérer dans cet être qui m’étonne encore. Comment ne pas rire de cet amas de sang qui
s’ébat plus que ne prend conscience ? Je devrais en faire un roi ou un philosophe, mais je m’applique posément à en faire un fou, un fou ailé mais un fou quand même.
Donc évidemment, je vais réagir. Je vais détruire tous les obstacles et construire une aura de feu. Après les affres enfumées
de la littérature, après les illustres sons d’une mécanique harmonieuse, je vais me lancer corps et âme dans l’activité du 3ème millénaire, l’exaction commutative.
Offre lyrique de toute une génération, cette exaction est l’antre d’une majestueuse lignée de chercheur d’or. C’est la vérité
toute nue. C’est le propre de toute vie un tant soit peu honnête. C’est l’ouvrage d’un dieu, l’exaction des princes !
Et si j’applique à cette idée abstraite la mécanique bien trop évidente de la commutativité, c’est que j’ai foi en ma folie.
Je suppose que c’est elle qui va me mener à la cime des concepts assumés. Je crois en ma réactivité face au récurrences outrageantes des basses pensées alimentaires. Mais je vais devoir me
reposer après ça…
C’est sûr, je ne viens pas de cette planète.