Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 11:51

La vie est un jeu.

Et l’ultime dessein du joueur est de faire le mieux possible avec tous les éléments mis à sa disposition au départ. Il reste à définir ce que “le mieux possible” signifie. On suppose qu’il s’agit d’un concept flou, trempé d’altruisme et de citoyenneté. Et si l’on échoue à édifier une existence légale et heureuse, que l’on passe inopinément par la case prison, il est probable que l’on pourra défendre à corps défendant le concept hautement moderne de la peine capitale. Pourquoi ? Pour recommencer avec une autre mise de départ…

 

Parce qu’il est maintenant clair que la nature unifiée du cœur de la substance partagée en toutes les consciences ne peut être diminuée. Et si le nombre d’individus continue d’exploser, la part de cette unité s’en trouve largement amoindrie en chacun. D’où l’impérieuse nécessité d’un regroupement par idée ou autre. Au final, la mort annule l’état actif de cet extrait d’unité et entraîne un autre agencement de ces éclats minuscules. C’est là la simple finalité de cette pulsation globale. Mais nous l’avons vu, les vivants se regroupent. Et l’unité s’en retrouve palpable.

La mort n’est donc qu’un détail de cet agencement fabuleux, une pulsation risible.

 

Se retrouver, à l’age de la première prise de conscience, en possession de cet éclat de sphère impérieuse, est tout à la foi une grande responsabilité et une mascarade amusante. En effet, il est plus que probable que dans les années à venir, l’incidence de son être sur l’univers ne soit que  pure fatuité. Alors commence dès lors l’apprentissage de la déférence aux lois érigées par d’autres consciences en d’autres temps, c’est-à-dire par un autre agencement de notre origine commune, comme les règles assumées du grand jeu commun. Et l’insignifiant morceau du tout découvre son égo de pacotille et commence enfin à jouer avec.

Il est temps enfin de cesser ce trop plein de sérieux indiqué dans les relents d’un malheur partagé à égalité avec le bonheur poursuivi. Tout cela n’est que mascarade. Et il est préférable de sourire sous un masque…

 

Car nous aurons tous une autre vie pour concurrencer Sisyphe.

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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