Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 18:53

Assis par terre, au milieu des feuillets éparses de mon irrévérencieuse pensée, je me prépare enfin à me relever d’un élan fier vers cet ultime défit. Je suis toujours en vie. Plus que jamais. Et je vais partager la dérision qui m’anime face à ce monstrueux vide de sens.

Cette nuit, je me suis retourné sur les délices de mon enfance. Et j’ai réalisé que tout cela, je l’avais déjà, imprimé sur les parois infinie de toutes les pores de ma peau. Je recommence toujours les mêmes mots. Je répète inlassablement les mêmes forces vitales. J’écris comme je cours, vers l’harmonie insidieuse du temps.

 

Quel est mon rôle ici-bas ?

Dans une perfection mature, celle de la Complémentarité idéal, je ressens l’immensité qui nous sépare mais qui demeure le garant de la cohésion humaine. Conscience épanouie, au delà des occurrences vulgaires. Une aura de feu. Pour construire la légende de demain.

 

Imaginez la suite.

Chacun découvre sa place et son rôle. Chacun s’inscrit dans un futur incandescent, le travail pour soit et les autres. Plus aucune réminiscence du passé. On oublie l’Histoire et on échafaude les fondations d’une élévation générale des entendements maculé de bon heur. Le droit à l’oubli se dresse fièrement devant le cadavre puant d’un devoir de mémoire commémoratif.

 

La mémoire dégagée de cet inutile fatras se cristallise sur l’essentiel, à savoir la conscience absolue de la fatuité. Pourquoi s’interdire de tenter ? Pourquoi ne pas dégager son irrémédiable volonté de puissance ? Ensemble, nous pouvons tout. L’image de nos parcours sinueux dans les relents absurdes du chaos géométrique se rigidifie. Elle se cristallise sur l’épaisseur infâme de nos instincts. Mais libère notre probable appétence du temps. Car nous sommes vivants pour un temps encore !

 

Anéantissons les musées ! Ils sont le boulet mémoriel que notre civilisation traine avec elle. Réduisons en cendre les empruntes matérielles des affects du passé. Ne craignez rien ! Cette mémoire est devenue virtuelle, avec les progrès de la numérisation.

Il est temps de réformer la mémoire.

Nouvelle donne !

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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