Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 23:47

À l’écoute des modulations que m’ont inspirées les connexions licites de mon âme et de la trame majestueuse de la Conscience absolue… j’ai pleuré comme un enfant. Et ce n’est pas la première fois. Ce matin encore, c’est en entendant l’interprétation hasardeuse du produit d’un autre que moi. J’ai pleuré.

 

Et là encore, j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Comme un besoin impérieux d’exprimer mon désarroi face à ce flux incessant d’idées bien ordonnées. Il faut que je m’applique. Le travail est immense mais il doit être fait.

 

Reprenons.

La terre renferme beaucoup plus que ce qu’elle laisse supposer. Une nuée vaporeuse sur laquelle se raccroche chaque occurrence de cette conscience maintenant dévoilée. Il y aurait donc plusieurs niveaux de perception de cette entité bleue. Le deuxième nécessite l’étendue d’une étude bien approfondie des valeurs défendues par sa suprême création : l’homme, abstrait bien sûr !

Cette trame majestueuse, offensante, sublime, qui n’a de cesse de conserver sa forme à la fois rigoureuse et stricte, sa forme rugueuse qui se prévaut du peu de foi de ses formateurs… Je m’emporte un tant soit peu ! Je vous présente la source de mon inspiration, et de toute autre par la même occasion, une source éternelle de concept tous plus novateur et innovateur. Voilà donc la muse des musiciens et la bouteille des écrivains.

Et cette fontaine qui abreuve jusqu’à plus soif ses plus proches adorateurs n’a de cesse de révéler par sa forme la sublime question du sens. Pourquoi une telle construction ? Pourquoi en avoir brisé l’essence métaphorique et en avoir dispersé les éclats dans des entendements prêts à les recevoir. Que faire, sinon jouir de cet état de fait ?

 

Mais si jouir implique de pleurer jour après jour, je réclame un tube jusqu’à la mer !

Il est étonnant de penser qu’un tel processus est resté sous terrain jusqu’à peu. Comme si les artistes préféraient voiler les machines sorties des dieux. Sibyllin…

Mais aujourd’hui je suis plus un scientifique, n’est-ce pas ?

Il y a donc chez ces hommes qui se réservent le droit d’apparaître géniaux une particularité toute simple : ils se laissent guider par le plan électrique qui dicte à leurs neurones la bonne répartie. Un peu comme la main rassurante de la mère à l’enfant, qui règle l’amplitude de la liberté du petit dans les limites de sa sécurité. Ou plus encore, comme la leçon du professeur qui doit, à force de répétition, former par l’exemple la morale de l’élève.

Il y a donc quelque chose au delà des frontières de la perception. Et chaque porte ouverte sur ce monde des idées et un embranchement vers la communication totale des entendements des hommes, de tous les hommes, même les morts. Puisque dés lors ils ont réintégré les nouvelles propositions de répartition… (Je suis certain qu’un jour je serai compris.)

 

En fin de compte, c’est simplement la preuve que les créations originales ne sont que des emprunts à une créativité absolument parfaite. Et qui plus est, partagée par tous ceux qui se donne un peu de mal. Après ça, comment faire pour oser accepter les honneurs !

Nous avons donc un fleuve de concepts qui irrigue l’esprit des chanceux qui vont pouvoir en jouer pour construire leur assise sociale. Ou les pervertir à l’esprit des martyrs… Et nous avons ces liens formidables qui contraignent les sas à l’ouverture plus qu’une échappatoire. Les artistes sont, eux, les otages d’une telle réussite, forcés d’expurger le trop plein de liquide qui risque à tout moment de les noyer.

Et c’est pour ça qu’ils pleurent…

Par daphnis - Publié dans : COMPLÉMENTARITÉ
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