Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Avant la morale

Jeudi 25 décembre 2008

Je rêve que l'antre de Tristan

Le Surhomme aux milliards d'yeux bleus

Soit à ma portée d'homme solitaire et infime

 

Et que dans son absolue révélation

Outrancière comme il se doit

II parle du bonheur comme d'un sceau

 

Heureux seront les hommes qui

Comme moi auront flatté l'âtre étincelant

Des prémisses de la Surhumanité

 

Je voudrais que tout ceci soit écarté

D'un songe révélateur

De la plus profonde de mes envies

Et qu'il s'étale au réel comme un chat

 

On ne pourra jamais me reprocher

De n'avoir pas essayé de ramener mon songe d'absolu

Au niveau de la difficile réalité

 

Et si j'envie les seigneurs

Qui de leur doigt ont fait un pays

C'est à cause de leur charisme originel

Et de leur sublime force d'entrain

 

Euphorie d'un instant tellement dénaturé

Qu'il est par-dessus tout apte à rentrer dans l'enclos

Où se reposent les traiteurs d'ordre

 

Je

Ne veux pas qu'un dogme puisse apparaître

Aux frontières de ma cité bleue

Et qu'un lien s'incarne pour les castes inférieures

Dans les petits rois d'une indicible royauté

 

Chacun peut prétendre entrer de fierté et de grâce

Dans les landes saphir de l'inconnu qui se révèle être un inconnu charitable

Car il accueille tous ceux qui veulent briser les chaînes

De leur appartenance au...

 

Voilà bien toute la force d'une dynamique ascendante

Qui s'élance à l'assaut de deux milles ans de peur

Et d'espoir en ce qui n'est pas

 

On ne peut pas ressusciter les morts sérieusement

En opérant une dynamique de l'espoir

Et intenter un procès au devenir humain

Qui s'élance dans toutes les brèches ouvertes

Par le besoin de connaître

Qui qualifie l'homme dont la conscience est apte

A s'ouvrir sur d'autres horizons, des horizons purs, des horizons bleus

Par daphnis
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Vendredi 19 décembre 2008

Aux lendemains d'une ère bestiale

Imprudente tenue

Le réflexe de la vie

L'accouplement comme un leurre

 

L'honorable tyran ne permettra pas

Qu'en ses murailles deux être se touchent

Autrement que pour instituer

L'ultime génération

 

Capitulation de la bévue animale

Honorez votre condition de dieux

Persécutez votre organicité

Et prononcez votre foi en le Surhomme naissant

 

Après de rudes rixes anxieuses

Libérés des instincts idolâtrés de vos ancêtres

Vous serez accueillis en maître par le roi de céans

L'éphèbe asexué, qui rit plus que ne pleure

 

Malgré cela

Evidemment un souhait de cavalier impuissant

Qui ne vit plus que pour démontrer

Qu’il est l’extremum de l’homme en travers

 

Un jour vous reviendrez sur vos pas

Et sur vos ultimes actes vous jetterez

Un regard froid et impartial

Qui saura extraire la véritable sève

De cet amas de gesticulations inutiles

 

Alors, enfin, vous oserez savoir

Ce qui réellement compte dans ce monde

Le bonheur comme dernière fin

Le bonheur qui s’enroule autour des attendus

 

Mourant, vous implorerez sans cesse

Pour que revienne les instants passés

Parce qu’à l’orée du néant reconstitué en vous

Vous prendrez peur

 

Seulement si

Vous n’avez pas eu à l’égard du chaos

Toute la tendresse qu’un enfant a pour sa mère

Ou une mère pour son enfant

 

La création, bien des fois

Au détour d’une multitude d’occurrence de tous types

Se confond avec le créateur

Et parviens à tromper même les entendements acérés

En leur parlant comme à des dieux

Par daphnis
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Jeudi 18 décembre 2008

Mon ennui ne transparaît qu'au travers de

Ma langoureuse envie de clôturer

De terminer, de mettre fin

A cette aventure qui m'a tant usé

 

Un jour prochain, plus proche encore

Viendra l’anéantissement de ma volonté

Celle qui m’a tant servi, et qui me sert encore

A repousser l’échéance, sublime, monstrueuse, valide

 

Pourquoi est-ce que j'accepterais

Je me plierais au bon vouloir de ceux qui

Dans leur inconscience ne veulent rien d'autre

Que vivre avec des illusions

Mais vivre

 

Si moi aussi je parcours la quête de la félicité

C'est que je n'ai aucun doute sur

La formulation de l'évidence même des attentes humaines

Vivre non pas

Plutôt vivre heureux

 

Et pour vivre ainsi nul besoin de vérité

Nul besoin de raison, nul besoin d'absolu

Un seul souhait, le plus intime

Des instants de bon heur qui s'élève vers les cieux

 

C'est pourquoi en ces temps d'occupation intense

Si un seul être a le temps de ses attentes

Sans doute il ne résistera pas longtemps

A l'engloutissement du néant alentour

 

Et il n'aura jamais l'honneur d'apercevoir

Dans l'autre, bien occupé

La sorte d'image transposée qui fait plaisir

Celle de sa raison partagée

 

Ainsi mal en a pris à celui qui

s'est aventuré aux portes de la raison abstraite et absolue

Il va le payer de sa vie

Avant l'heure qui aurait pu

Lui être auparavant et de manière concrète prévue

 

Je ne sais plus rien de ce qui

Fait vivre ou mourir les gens

Mais la preuve insidieuse et pure

De mon être particulier

Me lance jusqu'à me pousser à souhaiter

La résurgence de mon propre et désolant ennui

Par daphnis
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Jeudi 11 décembre 2008

     La morale actuelle, la morale judéo-chrétienne, se doit d’être réformée car elle ne satisfait plus aux particularités des nouvelles orientations de la vie consciente.

   Elle aurait tendance, en effet, à amener les hommes à organiser leurs vies afin de provoquer l’instauration imaginaire, après leur mort, d’une possibilité d’être suffisamment heureuse. Pour cela, elle contraint la liberté originelle de l’homme à s’étouffer pour laisser libre cours à un semblant de bonheur médiocre.

   L’homme, sous son emprise, restreint son originalité, n’ose plus braver les interdits, n’ose plus tenter l’impossible, et ceci de peur de mal faire.

   Heureusement la morale judéo-chrétienne perd de son pouvoir, instamment divin, sur l’esprit des jeunes hommes à venir. Elle se retrouve donc dépossédée des entendements sur lesquels elle pouvait encore exercer toute sa puissance.

   Et ceux qui rentrent ainsi dans la vie, la conscience vierge, libre des contingences moralisatrices de la religion, ont besoin d’un nouveau système de valeur, autre que celui, fortement incité par la répression, du système législatif, sur lequel asseoir leurs actes conditionnés par l’intégrité de leur être.

   La morale réformée pourrait devenir la tentative de ce nouveau système.

    

   C'est en considérant l'adéquation, le rapport complice, qui peut exister entre une entité, les dynamiques qui y sont arbitrairement ancrées, et le cycle qui semble en décrire le développement, que l'on reconstruira la structure d’une morale adéquate et opportune.

   Dans ce contexte, l'homme sera considéré comme une entité triviale, animé des deux dynamiques complémentaires, décrivant un cycle majestueux, de sa naissance jusqu'à sa mort.

   L'entité homme sera ainsi comparée de fait à toutes les autres entités. Ce qui lui conférera le statut privilégié d'être (d'entité) conscient, pouvant avoir conscience de sa position dans l'Etre, et pouvant être consciemment en quête de son propre bonheur.

   Aussi l’homme en ressortira-t-il libre absolument, libre de penser mais aussi libre d’agir.

   Aussi, l’ultime dessein de l'humanité sera de pénétrer en la Surhumanité, humanité composée d'être tous conscients de leur position dans l'Etre, conscient absolument de l’unicité de l’intervention du chaos dans la genèse de leur vie, humanité susceptible d’entraîner l’apparition sans doute d’un bonheur absolu, du fait de l’élévation de l’être de tous ceux qui y auront pénétrés.

   Dés lors, la seule et unique fin que se donneront ceux qui auront eu accès à cette révélation, sera d’atteindre les prémices de l'avènement de cette sublime Surhumanité.

 

     L'homme est une entité triviale. On considère qu’il subit les assauts incessants de deux élans antagonistes et complémentaires. Les dynamiques, individualiste et tribale, régissent ainsi, dans l’illusion consentie, le développement du cycle que décrit l'entité homme. 

   L'entité communauté humaine connaît le même dessein.

   C'est la mise en vis-à-vis de la communauté humaine et de l'homme qui va décrire les particularités de la morale réformée.

   Le bien et le mal, notions tenant des traditions, seront remodelés pour parfaire l'élan créatif et majestueux de la Surhumanité. Ils prendront, de fait, toute leur signification de choix subjectif, dans les limites d’une approche moraliste de cette Surhumanité.

 

    L'homme est enclin, à s'individualiser face aux masses agissantes, comme à se fondre dans cette masse. Il est animé de deux élans antagonistes qui modulent l’essence de sa personnalité.

   Pour parvenir à un état où son heur sera le plus opportun possible, il faut aider cet homme à asseoir sa particularisation, tout en le maintenant dans un groupe solidaire. Les élans sous-jacents à ces aides devront être confortés pour lui permettre d'accéder à un certain bonheur.

   C'est par l'encouragement de ses particularités en action, en portant au pinacle de sa conscience ce qui fait de lui un être différent, indépendant et particulier, et en nourrissant son besoin d'immersion dans un groupe promis à se développer, que l'on rendra l’entité homme apte à construire les fondements de la Surhumanité.

   L'homme, ainsi établi, sera prêt à entrer de front dans les territoires inexplorés d’une certaine conception novatrice de la vie.

 

     La société, les hommes en communauté, devront aider chaque homme à s'individualiser, à se particulariser dans le groupe social. En échange de quoi, cet homme rendra à la société les effets bénéfiques de son individualité par l'intermédiaire du travail produit par la propre persévérance dans son être.

   L'équilibre sera atteint, quand l'individu trouvera dans la société le moyen de se particulariser, et la société trouvera en l'individu matière à exister, à conforter son être.

   Les deux dynamiques internes de l'individu pourront ainsi se réaliser pour le bien-être de l'entité homme et de son entité supérieure, l'entité communauté humaine.

    La société ainsi fondée, pourra retirer de cette démarche tous les bienfaits, tous les apports positifs, constitués par l'individualité révélée et mise en commun de chacun de ses membres.

   Et les individus pourront retirer de sa fondation, tous les bienfaits relatifs à l'aide apportée par cette nouvelle société, à l’égard de leur dynamique parcellaire.

Par daphnis
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Mardi 9 décembre 2008

   L'homme a pour nature de cultiver de nombreuses illusions, qui, si ce n’est par la quantité mais par la qualité, nuise à sa définition d’être en quête d’évolution.

 

   C'est parce qu'il rêve quelques heures par jour, et qu’il construit alors des concepts qui peuvent dépasser de beaucoup la réalité effective des choses, que l'homme est avide de faits surnaturels qu'il entretient dans l'illusion.

   II ressent le besoin d'agrémenter l'espace qui le contient d'interventionnisme intentionnel. Pour justifier sa présence, il fait intervenir des concepts que la raison ignore, mais que la sensibilité de l'homme rend nécessaire en regard de la conscience de l'inopportunité de sa position dans l'Etre.

   Car l'homme opposé au néant qui l'entoure, se protège en opérant un glissement de la raison vers l'illusion. Il devient mythomane.

   Et c'est la timide ouverture de la conscience au phénomène métaphysique qui est la cause d'un tel glissement.

   L'homme érige une protection entre lui et l'inconnu, en tentant d'expliquer la réalité par des thèses gratuites mais fortes en productions sentimentales. Et tout ceci car l'inconnu ne correspond pas aux prétentions acceptables par un être en quête de justification.

     

   Le rêve est le moteur de ce glissement. En rêvant, l'homme expérimente toutes les approches d'un problème d'interprétation rencontré. Il jauge la compatibilité du monde connu et de sa nouvelle théorie. Il juge de la validité de cette théorie en regard de ce qu'il connaît.

   C'est pourquoi un déficit informationnel est à l'origine de toutes les légendes, des religions, de tous les dogmes. Et c'est pourquoi le rêve a une connotation positive.

   C'est lorsque la conscience joue en dehors de l'emprise de la raison qu'elle est la plus prolifique en concepts originaux. C'est en rêvant, en osant certaines idées déraisonnables, que l'homme construit, pierre après pierre, son propre système intime de compréhension, d’intégration de l'Etre.

     

   Cette méthode de façonnage du système intime de chaque homme est justifiée lorsque la raison prend le relais de l'imagination pour valider ce système.

   Lorsqu'elle ne le fait pas, du fait qu'elle n'y est pas entraînée ou bien qu'elle ne trouve pas de matière pour le faire, le système expérimenté dans le rêve a tendance à déboucher sur une monstruosité de la raison qui tend à justifier petitement des propos honnêtement injustifiables.

   D'où la floraison de légendes et autres contes qui parsèment le contenu culturel de l'humanité, de beaucoup de travaux de l'imagination hors du contrôle de la raison, de nombreuses illusions.

 

   Lorsque la raison tente après coup de justifier, et non de valider, des propos bâtis par l'imagination sur le modèle de l’explicitation de l'Etre, cela débouche en général, si l'approbation des foules est présente, d’abord sur une nouvelle secte, ensuite sur une nouvelle religion, s’il y a adéquation de ce système avec la morale en vigueur.

   C'est en effet la correspondance des préceptes enseignés avec l'éthique de vie à la mode qui détermine si le passage de la définition sectaire à celle de religion a bien lieu.

   Comme le nouveau système est en rupture avec l'ancien, il s'agit de celui d'une secte. D'où le passage obligé par la définition sectaire d'une future religion qui tend à s'installer pour relier les hommes, et qui commence par les séparer.

   Tout cela pour exprimer la nature semblable des religions, des sectes, des légendes et des fables, à savoir le résultat d'un travail de la conscience en dehors de l'emprise de la raison, un produit de l'imagination sur lequel peut venir se greffer une tentative de justification fournit par l'entendement au travers de l’expression de cette raison idolâtrée.

 

   C'est au court des périodes de rêves que l'entendement produit ces délires imaginatifs en cherchant à combler une lacune à propos de la compréhension du monde.

   Et c'est par l'entremise du constructivisme propre au chaos, pour peu que l'humanité connaisse une carence métaphysique, qu'une idée imperceptible s'enfle et débouche sur la majesté d'une religion apte à fomenter l'unification des intentions d'un groupe d'hommes.

 

   II   est   positif   pour   l’homme   que   l’imagination   fasse   son   travail   de   recherche de nouveaux concepts quand ceux-ci sont à la suite vérifiés par la raison sur le critère de leur conformité à la masse des connaissances actuelles.

   Autrement le résultat monstrueux, qui en découle, nuit à l’évolution de l’honnêteté de la conscience. Cette nuisance, qui est le fait en particulier des religions, retarde l’arrivée du plus beau rêve de l'homme, raisonnable, honnête et conscient…

Par daphnis
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