Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Réflexions compromettantes

Lundi 2 février 2009

   Mais…

   Malgré tout cela, je ne sais plus…

   Je ne sais plus si, en fait, je crois voir dans ces textes l’ébauche d’une quelconque utilité, quant à l’installation au cœur de l’humanité d’un puissant et intense bonheur. Je ne sais plus si dans ce dessein incroyable se trouve un quelconque intérêt.

   Il y a tant d’attrait à se laisser bercer par les surprenants effets du chaos. Il peut être tellement agréable de s’abandonner aux remous provoqués par l’étalement à l’infini de cet objet chaotique…

   Alors pourquoi encore faudrait-il se martyriser l’esprit, en quête d’une futile systématisation ?

 

   Aujourd’hui, abandonné par mes pairs, je me torture et réfléchi à la constance de l’intérêt d’une démarche, quand tout s’écroule au fur et à mesure de son application. Je crois bien que je hais cette raison qui m’a mené là où je suis…

   Je crois que, dorénavant, honteusement, je vais bien finir par me fondre dans la masse des entités qui s’agitent à la surface de cette planète grouillante de mouvements célestes. En fait, il va bien falloir que je prenne une décision, dont la teneur explicite s’avérera sans doute irrévocable.

   Malheur à celui qui se donne les moyens de déchirer le voile des illusions complices d’une stabilité réconfortante.

 

   Mais alors, où vais-je de si bon pas ?

   Cela ne voudrait pas dire grand chose si, dans une langoureuse fièvre rédemptrice, j’osais répondre à cette question. Je vais où me mène mes pas, de l’autre côté, en enfer ? Je vais droit devant, sur le terrain dégagé mais miné de la libération consciente de l’être humain, face à tous ses artifices grossiers.

   Je vais où me mène le chaos, terrible chose !

 

   Et voilà que je m’emporte à de si futiles arguments que ma cognition, dans son ensemble, se retrouve un tant soit peu brouillée.

   Ne devrais-je pas, ne serait ce pas là mon ultime mission imaginaire, construire au devant des entendements avides de vitalité une cité accueillante, heureuse de contenir l’élan le plus pure, vers une insistance à vivre des plus crues ?

   Ne faut-il pas encourager la vie plutôt que par tous les moyens chercher à la rendre futile ?

 

 

 

 

   Voilà comment, en ce jour radieux où votre masse neurale rencontre la mienne, par l’entrefaite de ces quelques lignes d’une écriture tellement naïve, je me tiens prêt à vous rendre compte de la découverte inventive qui me paraît être la plus censée en ces temps de doute absolu, l’ultime illusion officiellement affichée comme telle, l’illusion de l’avancée irrémédiable de l’homme vers le Surhomme et, parallèlement, de l’humanité vers la Surhumanité.

   Quoi que vous en fassiez, que vous abandonniez cette sublime et profitable illusion convenue telle une charogne aux dents des monstrueux extrémistes, ou que vous vous en serviez pour édifier avec un tant soit peu plus de profondeur votre propre éthique de vie, il en restera toujours quelque chose d’intensément merveilleux, de grand et peut-être d’absolu.

 

   Il en restera, qu’un jour, un homme s’est vu reconduire l’humanité dans le particularisme de sa condition.

   Cet homme, qui a rêvé de l’affirmation de cette entité dans la spécificité de sa définition, a en cela soutenu de toute son énergie vitale le mythe de l’apparition irrémédiable et spontanée du Surhomme…

 

   Du moins, c’est à peu près cela… je crois…

Par daphnis
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Dimanche 1 février 2009

   Aussi, disposé à l’extrémité de la branche maîtresse de déploiement de l’objet chaotique, incarné par les six milliards d’entendement actuellement et directement actifs, c’est un nœud qui se formera petit à petit pour changer l’axe de déploiement de cet objet.

   Ce nœud puisera sa propre possibilité d’apparaître, ainsi fait, dans les cognitions qui auront reconnu comme valide l’intégralité des préceptes, dorénavant apportés par l’apprentissage de l’ouverture de pensée évoqué par cet ouvrage.

   Voilà bien le ton prétentieux de celui qui s’imagine posséder les clefs de la somptueuse digue, renfermant en ses murs les flots merveilleusement illusoires du bonheur absolu !

 

   Et si c’est bien là le fait d’un être illuminé par la croyance en le sens de la vie, cela ne vaut-il pas le coup de se martyriser un tant soit peu l’entendement pour permettre à ses merveilleuses prévisions d’avoir enfin lieu ici-bas ?

   Se pourrait-il que cela soit d’ailleurs là le fait d’un prophète emblématique d’une fabuleuse aura…

 

   D’accord.

   Je m’emporte encore, encore un tant soit peu.

   Mais comprenez-moi bien, je tiens là la substance probante de toutes ces années de recherche, la substance insidieuse qui corrompt à jamais toutes les opinions enfermées dans les dédales d’une prévisibilité à court terme…

   Si un jour, quelques hommes seulement pouvaient avoir l’honnêteté de se reconnaître à la place véritable qu’ils occupent dans l’Etre, ils auront fait un grand pas en direction de la singulière, mais absolument honnête, approche du monde que je leur propose.

   L’approche révélée de la sublime position inadéquate, en ces temps mémoriaux, de l’homme et de ses atours…

 

   Enfin, il est clair qu’en ce jour commémoratif de près de deux milles ans d’illusions contenues, les constructions morales ne sont plus suffisantes pour voiler aux vues des entendements perfectionnés la sublime et monstrueuse vérité de leur existence.

   Alors, petit à petit, un concept s’étale outrageusement devant les pupilles traumatisées de nos regards transposés dans la réalité évidente. L’homme n’est rien de plus que l’aboutissement hasardeux du déploiement intempestif de cet objet chaotique, dont le fonctionnement intime nous sera, semble-t-il, à jamais étranger. L’homme n’est rien de plus qu’un effet du hasardeux entrelacement de force qui provoque l’agitation dans la matière.

   Mais alors, que faire d’autre si ce n’est chercher imperturbablement à faire surgir l’apparition d’un heur opportun et adéquat à son être propre ? Quelle autre raison peut-elle nous amener à vouloir par-dessus tout notre propre survivance ?

 

   Il y a, lorsque se présentent posément à notre processus cognitif ces faits crus mais indéniables, une vue de l’Etre qui se déploie en souverain sur l’étendue de nos convictions : nulle gravité ne peut trouver justification dans les faits d’essence exclusivement matérielle et réelle. Pour sûr !

   Cela conduit irrémédiablement l’être humain honnête et raisonnable à se détacher sensiblement. Détachement qu’il inscrit dans ses réactions face aux sensations incontrôlables, apparus tels quels sur la base d’une sensibilité au chaos.

   Ce nouveau pouvoir, ce détachement bienfaisant, est l’une des bases à partir desquelles le bonheur absolu et entier risque enfin de paraître.

   Si bien que ces errements, ces incitations au détachement de l’être humain par rapport à son environnement immédiat, sont les seuls bons outils utilisables par ce misérable mais fabuleux amas de matière ordonnée, pour parfaire l’élagage du chemin tortueux qui le mène sûrement vers un indicible bonheur.

 

   L’homme demain, absolument et honnêtement conscient, le prétendant Surhomme, sera ainsi le manipulateur d’une intense et radieuse ironie vis à vis de sa terrifiante condition.

   Il n’en sera que plus apte à rechercher, pour l’entretenir, le germe de sa pure jouissance de sa condition d’arrachement, arrachement d’un tout inexorable, arrachement d’un tout sublime, sublime par l’absence dans sa définition d’un ultime concept d’aboutissement dans la perfection.

   Prétendre à la Surhumanité, prétendre à la clairvoyance de sa propre condition, sera pour l’homme à venir la chance et le moyen de parvenir sans encombre à un état où il connaîtra l’élévation durable de tout son être vers un pallier imaginaire mais arbitrairement fixé, le Surhomme.

   Il éprouvera dés lors, du fait de cette élévation, les tourments hautement profitables d’une ivresse génératrice d’heureuses sensations.

   Il connaîtra un bonheur, dont la merveilleuse définition feindra carrément de recouvrir celle de la perfection prétendument arrêtée.

 

   Que de nouveaux concepts, plus compliqués et farfelus les uns que les autres !

   C’est bien là le problème que je rencontre à la première lecture de L’homme abstrait. La sphère qui peut représenter le système original développé en ces pages ne présente aucune aspérité qui permettrait de s’y glisser posément.

   Mais il faut bien commencer par un bout !

   Dés lors que je répugne à tenter de vous faire la description géométrique et ordonnée des rouages inhérents à ce système novateur, par où débuter, en fait ? Plutôt que cela, j’aspire à vous offrir cette vue originale de l’Etre par la juxtaposition d’impressions fugaces, de considérations dont l’originalité prête déjà au concept développé un certain intérêt particulier.

   Je vous propose, plus qu’une étude raisonnable du système découvert ici-bas, une flânerie à la frontière des illusions officielles, qui évidemment prônent, à l’opposé de cet ouvrage, l’encagement de la raison humaine dans les dédales d’accès épars à une jouissance convenue.

 

   Je suis dorénavant près à admettre qu’un tel système n’est pas d’un accès aisé, surtout pour ceux chez qui l’attachement à un système officiel a fait fuir toutes considérations honnêtes visant à impliquer une reconnaissance vraie de sa propre condition.

   Non, il n’est pas facile de reconnaître, objectivement, l’erreur sur laquelle nous avons bâtit l’échafaudage structurel, maintenant la vie à distance suffisante du gouffre métaphysique qui nous contient tous. Sublime considération absurde !

   Mais j’ose penser, qu’en prenant appui sur les entendements vierges de quelconque opinion arbitrairement moraliste, une large révolution des illusions officielles est possible. Cela ne peut, qui plus est, qu’arriver relativement rapidement, installant par cela les possibles fondations d’un profond et durable bonheur.

   Ce bonheur reconnu sera la version définitive, pour un temps, du dessein de l’humanité en passe de connaître l’acescence saumâtre de sa conscience.

 

   Mais alors, pourquoi hésiter ?

   Pourquoi se fourvoyer dans des tentatives d’explicitation de concepts qui de toutes façons feraient mieux de rester approximatif pour demeurer le biais d’un bonheur fragile mais envié et attendu ?

   Parce qu’il faut que, d’un élan commun à tous les hommes conscients, survienne l’aura fabuleuse des gens de peu de foi et de beaucoup de rêve, l’aura attendue, l’aura idolâtrée de la Surhumanité…

 

   Ce que je perçois enfin comme fondamental à la possibilité d’être du bonheur, après le lourd et aventureux parcours cognitif que décrit ce livre, c’est le difficile équilibre désespérément requis entre les effets, chacun majestueux dans leur genre, de l’application dans la réalité de la raison et de l’illusion.

    C’est en effet, en suivant une voie où s’expriment conjointement toutes les agitations prodiguées par les nombreuses références faites à la raison reine et à son opposé, l’illusion envahissante, que pourra s’ébattre au cœur des hommes, qui auront fait ce choix, le bonheur le plus massif.

   Ce que cela signifie, en d’autres termes, c’est que le choix fait arbitrairement de dédier sa vie à l’application d’une morale, issue exclusivement des effets de la raison ou de l’illusion, est voué à un échec relatif quant à la palpation directe d’un heur des plus opportuns.

   Au contraire, et c’est ce que tend à prouver l’étude officielle des civilisations passées, la participation à égale mesure, dans l’édification d’une éthique de vie, des effets de l’imagination et de la partie exclusivement raisonnable de l’entendement, conduit à la création d’un accès étendu à la jouissance, relative mais palpable, de la vie et de ses atours. Jolis atours en fait…

   La quête de la perception honnête et claire d’un tel état naturel de fait vise à nous faire reconnaître que le bonheur se situe bien souvent sur la médiatrice qui coupe la droite reliant les extrêmes. En d’autres termes, c’est en choisissant le compromis que l’on peut espérer effleurer le bonheur absolu.

   Mais cette réflexion, si elle est menée à son terme, ne risque-t-elle pas de mettre en péril tout l’échafaudage conceptuel édifié dans cet ouvrage ?

 

   Il est certain que, si l’on cherche à appliquer posément cette loi à priori immuable, on se voit contraint d’endiguer toutes possibilités d’application rigoureuse d’un système unique quel qu’il soit.

   Mais, si vous permettez à mon esprit joueur de faire irruption dans ce difficile état des lieux avant de commencer à diverger, le fait même d’énoncer la loi du juste milieu, cela n’implique-t-il pas une détérioration implicite du concept d’application rigoureuse ?

   Est-ce que le fait de requérir à chaque instant l’intervention d’une troisième voie, se situant à égale distance des deux extrêmes, n’est pas de ce fait un extrême ? Et de ce fait ne requiert-il pas l’application d’un autre système situé à égale distance de ce choix et de son opposé ?

   Voilà bien l’ébauche du paradoxe qui détient dans sa définition la possibilité de faire cohabiter la loi inconditionnelle du juste milieu, ainsi que ce système duquel je vais tenter de vous mettre en présence dans les pages qui suivent.

 

   Et si je m’avance ainsi dans le travail de critique dont ce texte est redevable, c’est pour tenter par tous les moyens de lui trouver une faille, et me permettre ainsi de rentrer dans le droit chemin… Etrange aveu…

   Car tout ceci, sous ses allures de création originale, ne fait que reprendre, pour les mettre à plat et ensuite les présenter à un public averti, les tourments et les peines que bien des hommes ont rencontrés dans leur construction mentale…

Par daphnis
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Samedi 31 janvier 2009

   Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

 

   J’en ris, parce qu’il faut bien rire de ce que l’on ne comprend pas. Ou plutôt de ce que l’on commence tout juste à comprendre. Une forme d’ironie est bien nécessaire dans de tels cas, pour fomenter sa compromission à l’élan vital...

   Mais avant tout, avant de laisser place au rire réparateur, il faut oser attaquer de front l’âpreté d’un concept délibérément destructeur. Il faut encourager cette confrontation directe. Il faut agiter cet extrait d’esprit pour qu’il rende tout ce qu’il contient de probant, de véridique et de convaincant. Il faut l’agresser, pour réussir à s’élever enfin, et s’insérer entièrement dans l’espace incertain de notre courte vie…

   Délire futile de celui qui croit encore en un sens général à tout ça…

 

   Au moins toutes ces allégations ne semblent avoir qu’une réalité abstraite. Et je suis vivant. Et je peux concevoir mon entropie, mon agitation interne. Je peux expérimenter des divagations étranges. Je peux concevoir clairement la substance de ces soi-disant vérités inaliénables.

   Ou du moins, tout me porte sensiblement à le croire...

 

   Et voilà certainement la seule certitude que j’arrive désormais à cerner, la seule conviction que j’arrive à extraire de mon mélodieux parcours d’élucubration intense. Je suis vivant, et je compte bien en profiter le plus longtemps possible. Et je compte bien me servir de cet incontestable atout, pour m’attirer les bienfaits d’un bonheur inconditionnel et sublime.

 

   Mais pourquoi alors, en ces temps réputés réservés à la jouissance des apports vitaux, est-ce que j’ose me poser pour écrire cet amas de propos prétentieux, bien trop fier encore, peut-être un peu trop fourni aussi, écrin d’un délire bien affûté ?

   Ne ferais-je pas mieux de m’occuper en priorité de l’instauration des nombreuses et souhaitables occurrences de mon propre bonheur ?

 

   Néanmoins, ce qui apparaît certainement, par delà les lignes alignées de mon écriture mécanique, c’est le fait indéniable que j’ai à l’esprit l’envie et le besoin de faire partager cette profonde progression que j’ai osée commettre dans l’extrait de la conscience humaine qu’est ma propre conscience.

   Désormais la cause de cette reconnaissance devra toujours être élevée, de force s’il le faut, au pinacle de mes préoccupations !

 

   Oui ! Je veux vous ouvrir l’esprit aux principales conséquences de la terrifiante révélation dont j’ai été l’innocente victime.

   Oui ! Je veux vous amener à concevoir honnêtement et consciemment la valeur inopportune de la position de l’homme dans cet Etre, dont la possibilité d’apparaître ainsi, franchement, nous est tenue à l’écart par la mainmise terrifiante de la toute puissante nature chaotique.

   Enfin, c’est à peu près ça …

 

   Finalement, je me mets lentement à croire en la destinée heureuse de mes sournoises constructions mentales.

   Car il n’y a, me semble-t-il, aucune possibilité pour mon être de s’étaler dans le présent avec une sublime et suffisante ferveur, sans que mon corps cherche à introduire, dans toutes les consciences éclairées, la possibilité d’être du niveau supérieur à l’homme dans les strates de l’évolution, du Surhomme et de son abstraction résolument abstraite, la Surhumanité.

   Quoi qu’en disent les installés, ceux qui ont réussi à introduire leur ego dans les rouages incontrôlables de la divine société actuelle, un tel ordonnancement d’idée mérite d’avoir sa place au sein des événements susceptibles de déclencher le prochain bouleversement social attendu…

 

   Je me mets à rêver, enfin...

Par daphnis
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Dimanche 4 janvier 2009

   L’évolution s’inscrit indéniablement dans la suite de naissances qui apportent toutes leurs lots de mutations bénéfiques ou non. Le tri se fait par la suite, en fonction des problèmes rencontrés face aux aléas de la vie, les plus mal lotis n’étant pas apte à trouver matière à se reproduire.

   Cela se passe décidément de moins en moins comme il devrait. La morale judéo-chrétienne a compromis ce processus de perfectionnement du genre humain. Elle a développé et amplifié le sentiment de pitié chez ses adeptes, ce qui a remis en cause le processus évolutif des hommes en contraignant la vie à regarder de nouveau en direction des virtuellement inaptes.

   De plus, elle a invité les hommes à vivre pareillement, dans une même douce torpeur libératrice des instincts les plus sauvagement contraint, dégageant ainsi l’Etre de toutes les autres possibilités de découvrir un nouvel axe de déploiement vital.

   Ce qui fait de la morale judéo-chrétienne l’origine d’un mouvement contre évolutif notable.

 

   L’évolution de l’homme, au lieu de se construire au niveau moléculaire sur le choix de gènes prometteur, se construit en fait, petit à petit, à un autre niveau, à un degré plus abstrait.

   Le changement qui s’opère a lieu au niveau de la somme et la précision des connaissances enseignées au nouvel homme plus qu’à celui de l’évolution de ses gênes. Ainsi, c’est une évolution sur la teneur du contenu qui a lieu relativement rapidement. Le contenant lui ne change pas ou peu.

   C’est un fait, comme tous les autres d’ailleurs, qu’il faut maintenant assumer consciemment, et réorienter dans une optique de bonheur maximal.

   Les recherches concernant la génétique humaine permettent d’envisager par exemple une émulation de l’évolution naturelle par l’outil génétique contrôlé.

   Pour ne pas à avoir à faire le choix impossible du retour en arrière, et conserver à l’altruisme sa place fondatrice des communautés humaines, et pour accélérer le processus naturel dans l’espoir d’y gagner en qualité d’heur, la solution peut éventuellement se situer dans les mains des généticiens qui ont le pouvoir de tirer vers le haut, d’améliorer le genre humain en organisant par exemple un ersatz de sélection naturelle. Pourquoi pas ? Qu’est-ce qui peut bien nous en empêcher ?

   C’est ainsi, par l’organisation d’un eugénisme général appliqué à tous les groupes ethniques, que l’on pourra éventuellement recouvrer un accès à l’évolution, et par conséquent au bonheur total du fait de l’amélioration effective de l’être des hommes.

   Il ne restera plus qu’à essayer d’oublier les préceptes dépassés, enseignés par la définitive religion, pour se permettre d’instaurer une nouvelle morale, une morale réformée, et enfin commencer une quête primordiale du bonheur réellement immédiat, pour envisager avec plaisir les quelques années qui nous séparent de notre propre anéantissement.

 

 

   Ainsi,

   Ainsi, la présentation des textes qui suivent n’a pour autre finalité que de vous conduire à la révélation de la place inopportune de l’homme dans l’être, et à l’intégration des buts et des moyens existants pour vivre plus heureux dans ce monde définitivement chaotique.

   Car tel est le cas, et nous n’y pouvons décidément rien, le processus de déploiement de l’Etre est le chaos, et nous sommes compris, sans que nous puissions rien y faire, dans l’omniprésence de ce chaos.

 

   Il est clair que le jeu de l’esprit préconisé par le système Entité-Dynamiques-Cycle ne repose que sur un travail intuitif de la conscience sur elle-même et sur l’Etre dans son entier. Mais cette intuition doit être guidée par l’éclaircissement qu’entend être ce livre à l’égard de la réalité.

   Le début d’explications qu’il entend proférer à l’égard des attributs de l’Etre ne se conçoit validé que dans l’optique de faire évoluer la métaphysique des hommes vers une perception honnête des choses.

   A chacun ensuite le droit et le courage d’emballer cela de mille et une façon possible afin de s’en servir comme fondation honnête à son éthique de vie.

   Toutefois, deux points importants résisteront au dénaturement prodigué par l’emballage : tout d’abord la liberté absolue révélée par la prise de conscience de la trivialité de l’existence humaine au milieu du chaos, ensuite la volonté de reprise de l’évolution naturelle inculquée par l’acceptation des faits relatifs au déploiement de l’entité vivante au travers des âges.

 

 

 

   L’accès à la vérité, que s’emploient à préparer les biologistes qui travaillent sur la relation étroite qui régit les rapports entre une pensée abstraite et la matière, sous forme de molécules carbonées, nous apporte le corollaire à la révélation de la place inopportune de l’homme dans l’Etre, à savoir que nous ne sommes que de la matière rendue consciente pour un temps donné.

   Cette étrange vérité, que ces hommes attachés à leur domaine d’investigation cherchent à mettre en évidence, peut être fatale à des consciences exacerbée qui n’aurait pas eu accès aux projets constructifs faisant suite à cette désormais inévitable révélation.

   Il faut donc, il en est encore temps, éduquer les hommes en les préparant à accepter l’évidence, dans l’optique d’un projet sublime d’avenir.

   Il faut surtout les empêcher de régresser en fuyant du côté des illusions salvatrices et ivres de facilité, productrices de stabilité évolutive, et donc instigatrices d’une possibilité médiocre de bonheur.

   Au contraire, il faut les entraîner à décupler les effets de leurs consciences pour qu’enfin ils pénètrent fièrement dans les territoires inexplorés de la Surhumanité, évidemment encore une illusion, mais cette fois-ci convenue et consciemment acceptée à des fins bénéfiques.

 

   Pour que le troisième millénaire ne soit pas un millénaire jonché d’illusions traîtresses, cancers de la raison, il faut que les hommes soient consciemment convaincus de la chance qui leur est offerte d’accéder à un bonheur profond et parfait, en cultivant une reconnaissance honnête de leur position dans l’univers.

   C’est dans ce cas, et simplement dans ce cas, que les hommes pourront vivre heureux avec la conscience au fait de la trivialité de leur être, menant leur corps à la recherche d’un heur des plus opportuns, le plus souvent possible.

 

 

 

 

   Dés lors,

   Dés lors, je vous invite à débuter la lecture de ces textes que j’offre à votre compréhension, et à voir si leur intégration peut vous permettre d’entrevoir la validité du concept de Surhumanité.

 

   Si tel est le cas, vous aurez fait le premier pas vers une reconnaissance honnête de la position de l’homme dans l’univers, et vous serez prêt, j’ose imaginer, à faire le pari de l’humanité supérieure…

Par daphnis
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Samedi 3 janvier 2009

   Il est donné comme évident que la question du bonheur des hommes ne peut que m’être posée dans la période de conscience de ma propre vie.

   C’est pourquoi je fais la proposition aux hommes qui veulent tendre vers quelque chose de plus haut, qui veulent connaître un bonheur plus grand, de tenter l’expérience de l’aspiration à la Surhumanité, en acceptant de se prêter au jeu de l’EDC pour réussir à s’approprier la révélation de leur position inopportune dans l’Etre, et parvenir à s’imaginer ériger les fondations d’une humanité supérieure.

   C’est par ce moyen particulier de reconnaissance honnête de la vérité, que l’homme pourra envisager l’Etre sous son vrai visage, et construire les bases d’une vie en commun différente de celle apportée voilà deux millénaires par la peur du vide métaphysique, et qui, s’appropriant le concept de la vie éternelle, a reculé jusqu’à le faire disparaître l’accès réel au bonheur concret d’une grande partie des hommes.

 

   Maintenant que la science a apporté son travail de désacralisation et de rationalisation des phénomènes naturels, le temps est venu de fonder les bases de notre vie en communauté sur des vérités nouvellement découvertes, recadrant ainsi ces bases sur notre niveau de connaissance actuel de l’Etre.

   Il est raisonnable, et dans la suite logique du déroulé chaotique, de s’avancer à reconsidérer ce que plusieurs millénaires de pratique ont rendu de prime abord incontestable.

   C’est le développement d’une branche de l’expression du chaos qui va s’interrompre lorsque les hommes, d’un commun accord, décideront, après avoir reconnu l’inopportunité de leur position dans l’Etre, de croire en l’avènement de la Surhumanité.

   La fin de la prépondérance de la religion dans la justification de l’existence des hommes sera le signe de l’imminente arrivée dans le giron des consciences humaines du concept d’humanité supérieure.

   Et l’idée de ce concept ne pourra qu’inciter les hommes qui en auront conscience à tendre vers la perfection de leurs genres pour préparer virtuellement l’accession au rang d’entité existante du Surhomme, et effleurer enfin l’absolu d’un bonheur, si ce n’est total, du moins particulièrement élevé.

 

 

 

   Il y a actuellement un décalage entre ce qu’on sait sur l’Etre et ses attributs, et ce qu’on voudrait qu’ils soient, perceptible au travers des religions et autres légendes.

   C’est ce décalage qui porte à restreindre la perfectibilité de l’homme en impliquant celui-ci dans une dynamique d’emploi de certaines illusions à des fins protectrices.

   L’homme, par exemple, qui se reconnaît détenteur de la vie éternelle, n’a dans l’absolu qu’à attendre les bienfaits prodigués par la reconnaissance par un géant anthropomorphique de la conformité de sa vie à la médiocrité reconnue.

   Et par ce fait, il ne fait rien durant sa vie qui puisse faire progresser la perfectibilité de son espèce, vu son inaptitude à tenter l’originalité, créatrice de nouvelles données susceptibles de faire évoluer la morale, ou tout autre attribut de son être.

   C’est cette probable dégénérescence annoncée qui est à combattre. Il faut que l’homme retrouve la volonté de puissance qui en fait un expérimentateur né. Il faut qu’il ait le courage de se tromper de moyens pour atteindre un même objectif, son propre bonheur. Il faut lui redonner l’envie de crever les écrans protecteurs de la morale en vigueur, pour essayer d’autres choses.

   C’est ainsi que l’homme engrangera à nouveau sa dynamique évolutive ascendante. La nature faisant son choix dans les multiples possibilités qui lui seront alors proposées.

 

   Car il est temps de sortir de la léthargie dans laquelle nous ont tenus enfoncé les religions. Il est temps de relever la tête, et d’avancer fièrement vers l’avenir que nous a gracieusement préparé le déroulé chaotique de l’Etre.

   C’est par le choix entre diverses possibilités, diverses originalités, mises à l’épreuve de la réalité, de la vie, que l’évolution humaine pourra prétendre à la perfection approchée de près en près, et sera apte à présenter un extrait de son ultime niveau pour un temps donné, le Surhomme.

 

   Le Surhomme et la Surhumanité sont finalement ce vers quoi l’homme et l’humanité doivent tendre si la prise de conscience de l’unicité catégorique de la vie a lieu.

   Car, en prenant conscience du fait que la vie lui est offerte à l’unité, l’homme, en passe de se Surhumaniser, prétend la mener à son terme dans l’ascension durable et continue de son être. Ce qui lui procurera un bonheur inégalable.

   Cette ascension ne sera valable que si elle entraîne par cela la perfectibilité de toute l’espèce, en offrant à l’Etre vivant matière à choisir dans la multitude des possibilités, celle qui sera la prochaine étape du devenir humain.

   Il faut donc oublier la peur de mal agir, enseignée par la religion, pour retrouver les chemins de sa propre perfectibilité, et par extension la perfectibilité de l’espèce humaine dans son intégralité.

 

   Le trajet que je vous propose de suivre est le même qui m’a conduit à reconsidérer les bases de la morale judéo-chrétienne.

   Celles-ci me sont apparues très tôt comme dénuée d’une solidité absolue, et j’ai souhaité m’aventurer aux confins de ces fondements pour en tester l’aptitude à soutenir tout l’édifice forgé depuis deux millénaires sur le fer d’une crainte métaphysique.

   Cette aventure m’a conduit là d’où peu d’hommes ont réussi à revenir. Moi-même, j’en suis revenu grâce au merveilleux dysfonctionnement d’un outil.

   C’est pourquoi, ce à quoi je vous ai convié, si votre entendement vous permet de percevoir la substance secrète de ces textes, tendra à vous mener à la plus profonde désespérance si vous oubliez d’accéder au dénouement heureux de cette quête cognitive.

 

   Seulement, je n’ai pas désiré vous offrir les moyens de justifier votre pessimisme naturel, au contraire, j’ai souhaité construire sur la base d’un fondement honnête, les fondations d’une possibilité de vivre dans le plus profond bonheur.

   Cette quête a abouti sur un concept plutôt novateur, celui d’humanité supérieure, celui de Surhumanité. C’est à la fois honnête d’imaginer le niveau supérieur de l’humanité, en regard de tout le travail que l’évolution a effectué depuis l’apparition de la vie, et optimiste de l’imaginer être à notre portée.

   Car voilà la particularité de mon acceptation du terme de Surhumanité, elle permet à tous ceux qui en éprouvent le besoin d’y prétendre.

   Elle permet à ceux qui ressentent le rôle primordial joué par la continuité de l’évolution dans la possibilité d’apprécier les valeurs de l’heur positif, de s’immiscer consciemment dans un processus de reprise de l’évolution pour se permettre d’envisager accéder à un niveau d’être supérieur, et à ce qui l’accompagne, un bonheur relatif mais entier.

   Il faut, pour que l’humanité entière ait accès à un profond bonheur, reprendre les chemins de l’évolution, nécessité par la reconnaissance universelle de la position inopportune, mais lascivement mobile, de l’humanité dans le cosmos.

 

   A partir de l’instant où ce travail introspectif de la conscience, révélant la place inopportune de son contenant, est effectué, la liberté originelle recouvrée, il est permit à l’homme qui en est l’instigateur de s’appliquer à rechercher son propre bonheur au milieu des autres.

   Et c’est par cela, en découvrant sa propre liberté d’effectuer des actes bénéfiques à son être, que cet homme va proposer à la vie un grand nombre de possibilité d’étalement là où la morale judéo-chrétienne en avait restreint le nombre.

   En étant imprudent, en se permettant de faire des erreurs, en regard de ce que la vie choisira comme secteur de déploiement, l’homme nouveau, le prétendant Surhomme, disposera de la matière aux vues de la vie pour que celle-ci puisse choisir, par l’entremise du chaos, la voie de son étalement dans la réalité.

 

   C’est ainsi que s’annonce l’indéfectible ambition de tout être humain, celle qui l’amène à survivre dans un monde chaotique, l’ambition de voir sa progéniture s’accomplir dans l’Etre à un niveau supérieur au sien propre.

   Cette aspiration au bonheur inégalable de ses enfants est un indice sur la validité d’un système qui place le bonheur, par la reprise conséquente de l’évolution, au pinacle de ses préoccupations.

Par daphnis
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