Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Désordre extatique

Mardi 4 novembre 2008

   J’en reviens d’un, qui ne m’a pas du tout plu. Le premier d’une courte lignée, j’espère. Qu’en sais-je réellement ? Je me sens perdu au milieu d’un tissu exécrable d’instincts et de violence sordide. Si au moins tout cela avait dans sa définition quelque chose de réel…

   Au bout de ce temps qu’il m’a fallu pour vivre, je me suis enfin décidé à passer à l’acte. J’ai,  dans une désinvolture totale, choisit posément de contredire ce à quoi je m’étais tenu jusqu’à maintenant.

 

   Oui je l’ai fait ! Et alors ? Me sens-je un autre homme maintenant que j’ai transgressé ma limite ? Il y a, dans cette ultime démonstration de trivialité profonde, comme l’appel au secours de la nature au travers de mon corps. Je la sens qui baille, qui s’ennuie à mourir.

   Et bien, justement, qu’elle meurt enfin, qu’elle s’écarte de moi, qu’elle quitte cette écorce qui m’encage !

   Je me sens abandonné par les élans vitaux qui me définissent.

   Ce que j’ai fait était si différent de ce que j’étais normalement en droit d’attendre, après une si longue et heureuse période d’hésitation. Je n’ai malheureusement aucune fierté d’avoir effleuré l’écœurante banalité, l’acte partagé par deux milliards d’hommes.

   J’ose espérer que le moment est maintenant venu d’avoir sur la vie humaine un regard d’une honnêteté scrupuleuse.

 

   Il est clair que, si l’on n’a pour la société de consommation aucune espèce d’accointances, on est voué à la disparition, au milieu du tumulte orgasmique de l’enrôlement du vouloir dans une danse féroce, terrible danse !

 

   Il semble que j’ai, à l’égard de la vulgaire chair organique, autant de mépris que pour l’obligation interne de la continuation de la vie. Il y a quelque chose d’infect dans l’instinct primaire qui rapproche les corps et éloigne le reste.

 

   Alors que je m’apprête à transférer la multitude de mes gains sur l’évolution dans une nouvelle écorce plus brillante encore, un événement se produit au moment où je m’y attends le moins.

   Quelque chose de farouchement sordide transparaît de mon ennui. Une pluie argentée recouvre mon propre vouloir jusqu’à en entraver ses mouvements. Je suis là, las. N’aurais-je pas du m’abstenir ?

 

   Quand je pense que l’écriture chaotique découle d’un automatisme forcené des fonctions régulatrices, transcendé, j’ai encore la nausée. Ainsi, sur une infime portion de l’éternité, je peux chercher à m’ébattre sans fin, si ce n’est ma propre mort, celle qui me sera toujours, et à jamais, étrangère.

   S’il faut tout cela pour se donner le courage d’exister, alors déduisons-en la fin de la partie, la fin du jeu, la fin… Dorénavant, après cette douloureuse expérience, il me sera possible d’accélérer les longues secondes qui vont me conduire aux portes de la dispersion.

 

   Je sais au moins ce que je n’aime pas !

 

   Maintenant que s’est embourbé ma volonté dans cette mélasse argentée, je décide de rendre abscons chacune de mes paroles décalées, chacun de mes rôts sémantiques, qui défigure à jamais l’image glorieuse d’un passé douteux, et pour la continuation duquel des générations d’aconscients ont osé se battre.

   Je crois vraiment étendre ma volonté de puissance en omettant intentionnellement d’indiquer la clé qui permettrait de rentrer délicatement dans mes délires portant sur une lubie intolérante…

 

   Je veux croire que tout ceci n’est qu’un mauvais rêve, un cauchemar qui se présente à mon entendement afin que la nature puisse, par son intermédiaire, m’indiquer la voie correcte de mon étalement.

   Non ! Je ne consentirais jamais à m’aligner sur les milliards de sensations qui s’écoulent par delà les nues. Il m’en faut beaucoup plus. Je dois m’élever au dessus du groupe pour exister.

   Et ce n’est pas comme ça que j’y parviendrais. Jamais une entité n’est apparue différenciée des autres en ayant à l’égard de la norme que peu de mépris.

 

   Pourquoi devrais-je m’en tenir à ça ?

Par daphnis
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Vendredi 31 octobre 2008

   Je pourrais commencer par exprimer mon plus profond mépris à l’égard de cette vaine agitation, mais je vais simplement courir au devant de la plus grande paresse en m’avouant vaincu.

   Non.

   Je ne suis pas de cela.

   Je vais me reprendre.

   Ca ne se passera pas comme ça.

 

   Il y a très longtemps, vivaient en harmonie avec l’éther, les prémices d’une possibilité dénudée de conscience, l’avant-garde métaphysique d’une épopée majestueuse. Ils vivaient comme les simples outils du réel qu’ils étaient.

   Et puis un jour, la conscience s’est formée.

 

   Terrible jour, en fait, que ce jour là. Il n’y eut pas de remous officiellement, mais le renversement, qui allait mener cet arrangement de forme à mon existence, allait être sordide, sinon monstrueux. La suite qui s’élèverait encore, parviendrait à briser tout les aprioris dissimulés derrière les traditions, les légendes.

   Cette triviale agitation de molécules, nommé la vie, a de ça de si original qu’elle semble se mouvoir sur un pied d’égalité avec le feu. Voilà qu’elle suit pas à pas les inflexions du chaos géométrique, et qu’elle en soutient même les infimes modifications.

   Alors comment oser se considérer comme autre chose que la matière en mouvement que nous sommes ?

 

   Il y a quelque chose de dégoûtant à prendre la forme qui ne nous est pas dû. C’est comme s’il prenait l’envie au feu d’apparaître dénudé et spongieux. Pourquoi accepter de nous fourvoyer dans notre inacceptable condition de limace perdue au beau milieu d’un tas de lames aiguisées ?

   Ce n’est pas raisonnable. Ce n’est pas humain. Ce n’est pas naturel.

 

   L’entité bleue, qui apparaît tel un prétendant à la perfection, ne pourra jamais atteindre l’extase de ses sens par le chemin ombragé de l’entraînement de sa conscience à la transcendance. Il ne pourra que lui arriver des bricoles !

   L’entité bleue, cette entité, transfigurée depuis sa chute dans l’inavouable vérité, parviendra à s’en sortir si elle accepte de se plier au difficile exercice de sa passion coordonnée avec ses instincts bruts.

   Dés lors, il faudra encore attendre, attendre sa propre libération, attendre l’hypothétique limite de ses accès au merveilleux.

   J’ose encore penser que ces instants ne sont pas si lointains que cela. Il faudra attendre encore un peu, mais la joie de retrouver son équilibre sera si grande qu’adviendra de sa raison un tumultueux mélange corrosif.

   Pourquoi encore renier ses accès au summum de l’art du guerrier d’une conscience peu à peu révélée à elle-même ?

 

 

 

   Je me suis déjà réveillé avec l’angoisse de n’être plus rien. Si cette angoisse persistait, je ne serais pas certain d’éviter le soulagement évident de ma raison à l’appel de ma conscience. La folie s’emparerait de ma vie, et la soupèserait jusqu’à lui faire cracher la vérité de son essence improbable.

   Mais toutes les fois que j’ai repris conscience, jusqu’à maintenant, l’angoisse métaphysique impérieuse s’est effacée sensiblement pour disparaître, jusqu’à sa prochaine occurrence, de mes pensées subjectives.

   Qu’est-ce que cela veut dire ?

   J’ai la ferme intention de le découvrir avant que ce petit stratagème ne m’importune encore une fois.

 

   Si bien que me voilà rendu à l’extrémité du développement mouvant du chaos en moi, et je ne sais toujours pas pourquoi je suis conscient de ce phénomène.

 

   L’absurde légende raconte, à qui est prêt à écouter, que le cycle total finira lorsque la deuxième phase, la phase de régression, qui découle de celle d’expansion actuelle, s’achèvera. Dés lors que la matière se sera combinée à nouveau, le temps s’arrêtera de couler, et l’univers disparaîtra.

   Dés lors, il n’y a plus d’époque, le néant est instauré de retour, et l’énergie emmagasinée n’est plus qu’un illusoire concept appartenant au rien qui subsiste…

 

   Quel jeu joue la nature sur ce tableau ? Elle qui s’amuse à entretenir de la persévérance à outrance ?

   Encore un peu de temps pour se poser la question.

   Mais le définitif anéantissement général arrivera.

   A qui sait l’attendre.

 

   Pourvu qu’il n’entraîne personne à la désespérance absolue. Car il n’est pas encore l’heure de désespérer. Mais plutôt celle de vivre.

 

   Vivre…

Par daphnis
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Vendredi 24 octobre 2008

   Il y a trop longtemps, c'est oublié, ils ont eu peur instinctivement du noir autour d’eux.

   Ces hommes, ces lâches, ces bêtes ont agressé leur corps nouvellement conscient. Et, soutenus par le dit instinct de conservation, ils ont développé leur imagination afin de combler le vide qui les entourait.

   Et seuls ceux-ci ont survécu.

   Les clairvoyants, eux, évidemment sont retournés au néant.

 

   Le mimétisme, instinct primaire, est passé devant. Les autres ont suivi, les générations futures.

 

   La conscience de soi, propre à l'homme, appelle la religion. Non comme clairvoyance révélée, Mais comme recul de sauvegarde de l'individu, puis par mimétisme, de l'espèce.

   Conscient de sa place au milieu de rien, un homme qui commence à comprendre les éclats de sa condition se laisse mourir. Il n’a plus le courage, il n’a plus l’envie, de résister à la décrépitude annoncée.

   Et l'instinct de conservation qui s'oppose à la raison consciente s'allie avec elle pour créer de toute pièce l'illusion qui va permettre de conduire le cycle à son terme : la religion.

   A la première génération, tous ceux chez qui la raison nouvelle a pris le pas sur l'instinct primaire s'anéantissent. Les autres, eux survivent à cette ultime épreuve. Certains par mimétisme, d'autres par « voile de survie » plus ou moins conscient.

   Dés la seconde génération, l'apprentissage traditionnel construit en chaque nouvel homme le « voile de survie » de façon profonde et durable. Le nouvel homme, l'homme religieux ne peut plus penser autrement sa condition que légitimée par un être supérieur anthropomorphe.

   Si parfois l'idée claire du néant peut transparaître dans l'esprit conscient d’une personnalité, elle est aussitôt réfrénée par la culture traditionnelle, et par le détournement de l'attention, légitimé par l'accumulation des occupations humaines, encouragées par la conscience timorée du genre humain.

 

   Et que faire ? Se laisser entraîner dans le rêve plus ou moins cohérent de l'humanité qui craint pour ses enfants, ou bien jouir du touché de l'ultime limite de sa propre conscience et risquer l'anéantissement.

 

   Et pourtant, j'ai la conviction que l'humanité qui dépasserait l'appréhension du vide devant la conscience de sa place au milieu de rien, pourrait construire une Surhumanité, en incitant la nature à modifier rapidement sa conscience pour l'étendre au-delà du néant à peine tangible.

   Pour cela il faudrait que tous saisissent simultanément l'idée du néant dans l'existence humaine, et peut-être que...

 

   Je pourrais avoir peur… avoir peur d'avoir tort.

Par daphnis
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Jeudi 23 octobre 2008

     J'ai voulu tout connaître, tout savoir sur tout. Mais la tâche est devenue plus ardue avec le temps. Une telle entreprise, dans sa simplicité, est désormais devenue si complexe qu’elle tend à affirmer ouvertement son impossible occurrence. Il est donc utopique d’imaginer connaître absolument tout, les actes humains étant au fur et à mesure plus prolifique encore, et les hommes simplement plus nombreux. Alors que faire aujourd’hui pour parvenir tout de même à maintenir un extrait d’absolu au cœur de cette infâme et ordinaire progression vers le néant reconstitué ?

   Tiré d'un côté puis de l'autre par ma désillusion et la persévérance des caractéristiques de mon être, j'ai décidé de toucher à toutes les disciplines et de tenter une synthèse prudente et teintée de mon innocente jeunesse.

   Je commence à en tirer de lourdes conclusions :

 

   Toutes les passions qui touchent actuellement à l'espèce humaine sont les conséquences de l'instinct naturel de conservation. Tout ce qui effleure la conscience d’un être humain découle en droite ligne de son statut particulier d’entité en quête de positionnement bénéfique dans l’Etre total. Ainsi l’être humain progresse dans la perfectibilité en action qu’incarne sa propre vie.

 

     La multiplicité des activités humaines, la spécification, l'avancée vers la particule, est aussi une conséquence de l'instinct de conservation de l'entité humaine. Ainsi les hommes ont-ils passé le cap de la conscience de l’illusoire connaissance absolue, qui correspond en outre à la création de la religion.

   Ensuite, leurs consciences se croyant libérés du problème récurent du néant alentour, les hommes ont fracturé la connaissance, délaissant à jamais la question, où plutôt canalisant leur imagination délirante dans la croyance en l'être supérieur, une solution de pleutre au problème fondamental, mais tellement bénéfique au bonheur humain.

   La fracturation de la connaissance est sans nul doute irrémédiable si l'on ne contredit pas ouvertement l'instinct de conservation. Or cela semblerait possible dans l'acte artistique.

   L'artiste ayant la connaissance de tout est l'avenir idéal de l'humanité, l'acteur nécessairement principal du prochain cycle humain…

 

   Comment faire pour en arriver là ? Et surtout quel est le nouvel instinct qui m'incite à m'opposer au précédant, l’instigateur du phénomène religieux, si ce n'est l'instinct de conservation du cycle suivant ; ou bien du cycle supérieur. Et dans ce cas, ne suis-je pas déjà en quelque sorte en train de prétendre intensément à la Surhumanité ?

 

   Chaque cycle décrit normalement la vie d'une entité de sa naissance jusqu’à sa mort, c'est à dire depuis sa particularisation jusqu’à sa refonte dans une entité supérieure, une entité contenant la première.

   Et chaque cycle sous-entend une dynamique de persévérance dans son être (l'instinct de conservation) et une dynamique de refonte dans l'ensemble supérieur (l'instinct tribal). De plus chaque cycle se répète à l'infini, identique et différent, selon la hauteur du point d’observation.

   Et ces cycles d'entités qui s'imbriquent entre eux, qui se tiennent les uns dans les autres, ou à leurs côtés, finalement donnent l'illusion de la cohérence dans le chaos.

   Si les cycles se répètent identiques et différents c'est parce que leur réapparition prend en compte l'activité des autres cycles décentrés. La somme des cycles inférieurs modifie le cycle qui les comprend, et de ce fait implique sa répétition sur la même strate, mais modifiée.

   Cela donne l'illusion d'une évolution globale. Evolution qui ne peut aboutir puisque elle-même cyclique…

Par daphnis
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Mardi 14 octobre 2008

   J'étais curieusement étendu aux côtés de mon félin de service, quand un saut de conscience a brutalement interrompu le parcours nauséeux de mes pensées. J'ai soudain conçu mon échelle en regard des multitudes de l'univers.

   Ou plutôt, j'ai réalisé mon emprisonnement macabre dans les filins d'une certaine échelle de grandeur.

   Car me voilà figé dans une appréciation comparative de mon corps et du cosmos.

   Alors que ma main s'approchait doucement de la fourrure de mon chat, mon avant-bras s'est mollement pressé contre les fibres du revêtement de sol. A cet instant précis, un minuscule insecte s'est glissé au plus profond de son monde pour éviter la sinon inévitable implosion.

 

   Ce petit être a été à l'origine de certains de mes phénomènes de conscience car ma tête reposait sur la moquette du fait de la fatigue qui régissait mes actes.

   Ainsi, pendant un tout petit instant, je suis rentré d'une certaine manière dans son échelle de perception. J’ai soudain pris conscience que mon avant-bras aurait été un terrifiant message punitif du petit dieu des insectes, s’il avait été doté de conscience du même ordre que celle des hommes.

   Non pas que je fusse un dieu pour lui, mais les extraits de mes actes qui mettaient mon corps en relation avec son corps auraient définit les paroles divines de son créateur.

   Dans l’éventuel petit extrait de conscience d'insecte, naissait l'organisation d'une fatalité en accord avec mon échelle de perception. Aucune possibilité de conscience, aucune possibilité de croyance, mais une phénoménologie comparée.

   A force de penser à ce terrible enjôlement, une caricature de désespoir s'est laissé flotter au centre de mes préoccupations. J'ai pris conscience de mon infirmité de demi-dieu.

 

   En reprenant ma place dans mon échelle de cohérence, j'ai rejeté à jamais l'existence de ce petit insecte dans les méandres d'une réalité relative, effroyablement relative.

   Et moi, être relatif, j'ai soudain été pris d'une terrible nausée, et du plus profond de mes chairs a surgit l'incandescente union de ma conscience relative et de mon innocence absolue.

 

     Pourquoi et comment accepter une telle appréciation de l'univers ? Comment attribuer consciemment et sérieusement une quelconque valeur aux parties de l'univers ?

   La morale réformée doit s'appliquer à répondre à ces questions.

   D'abord accepter son échelle et la défendre en regard des autres. S'appliquer à la rendre bénéfique aux progrès de son genre. S'élancer dans une quête civilisatrice de ses proches espaces relatifs afin de préserver son identité collective.

 

   Concevoir l'échelle relative de l’être humain.

Par daphnis
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