Pour fonder mon système, je
suis parti, à l’origine, de deux avancées notoires récentes de la science.
L’une concerne la relation
étroite existant entre une idée abstraite et son support matériel, le neurone, mis en évidence par la biologie moléculaire.
L’autre concerne le mode de
déploiement de l’entité Etre dont la particularité, à savoir qu’elle fait le choix d’une branche de développement conséquente à la faveur d’un détail de faible taille en regard de l’échelle
employée pour étudier le phénomène, a été mise en lumière par la théorie du chaos.
Ces deux phénomènes, mis en
évidence récemment, amène l’homme à reconsidérer sa propre position dans l’univers.
Il n’est donc évidemment
pas cet enfant d’un dieu tout puissant à qui son père a offert la liberté de faire ce que bon lui semble, et ce qu’en quoi la morale judéo-chrétienne veut nous faire croire.
Il n’est pas non plus
l’incarnation d’une âme voyageuse que les années ont rendue plus apte à reconquérir un paradis total, ce qu’en quoi la morale bouddhique veut nous amener à croire.
Non, l’homme nous apparaît
plutôt comme un amas de matière biologique, aboutissement d’un processus chaotique, et qui par ce fait s’est mis à avoir conscience de son être et de l’Etre total.
Il ne désire que persévérer
dans son être, et assurer par cela la persévérance dans son être de la nature qui l’a fait naître.
Cette prise de conscience de la trivialité de l’existence humaine, de l’inopportunité de la position de l’homme dans l’Etre, ne peut qu’amener l’imagination de
l’homme à construire un concept favorisant la vie et reconduisant ainsi sa conscience à fomenter l’acceptation sans limites de la vie pour elle-même.
Et ceci parce que la vie,
même consciente, ne peut habituellement pas être portée à se détruire.
Ce concept est dans ce cas
l’avancée imminente de la Surhumanité.
Et avec le concours de la
raison pour la validation d’un tel système, celui-ci se présente ainsi aux entendements déjà sensibles au vide métaphysique qui les entoure :
L’homme est issu de
l’application de l’évolution naturelle sur un effet du chaos : la vie. Il n’y a pas de raison que le mouvement s’arrête, et il faudrait, qui plus est, que la prise de conscience d’un tel
phénomène entraîne sa reprise et son accélération par les bons soins du principal intéressé, l’homme.
Le produit de la reprise de
l’évolution naturelle sur l’homme aboutit, par analogie aux phénomènes ayant eu lieu préalablement, au concept de Surhomme.
Ce dernier serait donc ce
vers quoi tout homme conscient absolument devrait tendre pour permettre au bonheur de s’installer en son sein, bonheur issu de l’élévation de son être provoqué par la tentation du
Surhomme.
Et mis à part la joie à
retirer de la reconduction d’un ersatz d’évolution naturelle, rien ne justifie la vie de l’homme. Le seul but probant d’une vie d’homme doit être la recherche d’un bonheur entier, et rien
d’autre, aucune autre illusion, ne doit venir en distraire l’entendement humain.
La continuation de la vie
avant la naissance et après la mort apparaît dés lors comme un concept dénué d’existence matérielle, une illusion issue d’un travail de l’imagination sans le contrôle de la raison.
Pour faire rentrer
l’entendement humain dans un processus de reconnaissance d’un pan de la vérité découvert par la raison servant la science, il faut mettre en place un système permettant l’accès aisé à cette
révélation.
Le système
Entité-Dynamiques-Cycle est un moyen naïf mis en œuvre pour cette fin. Il permet, à l’homme qui le désire, d’entrer aisément dans la logique sus décrite.
En adoptant cette méthode
de reconnaissance de la place inopportune de l’homme dans l’Etre, l’homme prétendant à la Surhumanité connaîtra les bienfaits prodigués par cette révélation.
En particulier, il
effleurera la liberté totale originelle apportée par la mise en relation de la petite particule humaine et de l’Etre infini et global.
Dés lors le but est
atteint. La persévérance dans son être de la vie a lieu tout en acceptant de reconnaître la validité des faits récemment découverts, et qui contredisent entièrement le genre de croyances
jusqu’alors consenties.
La mise en place d’une
morale réformée est alors engrangée dans la plus parfaite des conditions, la reconnaissance effective de la validité d’un tel système.
Et l’homme peut donc
concentrer toute son énergie à la quête d’un bonheur entier, à la quête des effets de la reprise de l’évolution naturelle vers les plaines inexplorées de la Surhumanité.
L’homme qui recherche le
Surhomme en lui connaît le bonheur, révélé par la lente ascension de tout son être.
CQFD…