Le doute à l'origine de tout

    Qu’est-ce qui m’arrive ?

   Depuis des mois, des années, je m’efforce de concevoir et d’expliciter simplement et clairement une idée. Cette idée, enfin, j’en effleure maintenant l’essence. Et je faiblis…

 

   Pourquoi ? Parce que j’ai sans aucun doute été aveuglé du danger immédiat d’une telle image, par un entendement un tant soit peu monstrueux, le mien. Un entendement de titan, un entendement de vieux, de pleutre…

   Je n’ai pas vu quel péril menaçait ma cognition. J’étais bien trop fier des possibilités offertes par ma merveilleuse raison, à l’égard des sublimes structures régissant potentiellement les délires chaotiques de cette nature tellement envahissante…

   C’est ainsi que je me retrouve confronté, de face et de visu, au pire piège qui ne s’est jamais présenté à moi. La fuite dans une absconse désespérance, l’image de ma perdition, ma mort… J’en ris encore !

Un rêve d'absolu

Vendredi 30 janvier 2009

   Si bien que, ayant atteint la limite supérieure du déploiement de ma réflexion, et étant soucieux de ménager la raison que je supporte maintenant avec difficultés, j’ai pris la décision irrévocable de vous soumettre ce traité d’une morale réformée pour tenter, avec la naïveté que requiert les grandes avancées, de vous inciter à asseoir votre existence sur des bases conscientes et honnêtes.

   Et j’ose enfin avancer l’idée que cela m’a permis de mieux saisir les traces laissées dans cette source intarissable d’argumentation valide par le fonctionnement à la fois intime et apparent de la vie humaine sur Terre. Maintenant, subsiste dans mon esprit la volonté de découvrir, au delà des rouages inhérents à cette mécanique universelle, les raisons fondamentales et profondes de cet ouvrage. Pourvu qu’il en existe au moins une…

   Car l’ultime révélation de la véritable condition humaine est loin d’être suffisante pour un esprit en mal de vérité absolue.

 

   Aussi, il est si difficile d’apparaître comme l’élément d’une histoire lorsque l’on a, à la frontière de son entendement, aperçu une vérité si effroyablement basique qu’elle semble avoir toujours été à la portée de tous.

   Cette sublime évidence, la place inopportune de l’homme dans l’être, ouvre à la conscience, en quête de viabilité, recouvrée à la suite d’une profonde désespérance, les portes d’une possibilité extatique de vivre dans le plus profond bonheur. Elle répond en cela à l’ultime attente du genre humain, honnêtement, imprudemment et d’une manière qui fait entrer l’inconnu en exposant, mis  en exergue par le prétendant à la Surhumanité.

 

   Vivre heureux reste le dessein intime de tout être humain, mais l’honnêteté avancée pour réaliser cet exploit est profondément nouveau.

 

   Mais je suis certain que, en suivant la voie dessinée par l’EDC, ou en suivant d’ailleurs toute autre voie qui mène à la reconnaissance honnête de la place inopportune de l’homme dans l’Etre, les hommes vont bientôt être sensibles à toutes les implications relatives de cette révélation.

   Car la science finira par apporter simplement, dans un souci d’extrême probité, matière à révéler, d’un développement hypothético-déductif, la véritable nature de la vie humaine sur terre.

 

   C’est pourquoi, c’est confiant que je m’en remets à votre esprit critique, qui permettra dans le nombre, j’en suis certain, de qualifier ce système de la bonne et heureuse manière.

 

   Par ailleurs, j’ai l’impression de toujours me répéter sans fin, quand de toute mon honnêteté consciente, j’annonce l’élévation du concept de Surhumanité comme étant une authentique chance pour les hommes. Mais, comprenez bien les raisons d’un tel étalement de sémantique. J’ai l’intime conviction que cette illusion d’édification impétueuse exalte toutes les possibilités que connaîtra l’humanité de continuer à avancer dans le temps, sans toutefois se délester de sa particularité originale, la conscience raisonnable.

   C’est là toute la force d’une telle illusion, et ce serait dommage qu’à la lecture d’un seul de ces avertissements, vous n’en reteniez, au lieu du merveilleux fond, que la forme rigoureuse.

   Alors, oui, j’ai pris la décision de rabâcher cet état de fait, cette allégation qui préfigure l’intensité d’une telle démarche, afin qu’elle en devienne forcément valide. On ne peut définitivement pas me reprocher de ne pas avoir donné son importance légitime à une révélation de cet ordre.

   J’ai professé une vérité inaliénable, hors de moi l’idée d’en défendre chichement l’évidence…

 

   Ainsi…

   Ainsi peut-être verra-t-on, dans un futur plus proche que ne le prédestinait sa définition, le mythe du Surhomme se réaliser, largement, fièrement, et en toute conscience.

 

   Mais peut-être finalement que tout ceci n’est qu’un rêve,

   ou bien un jugement apocryphe et suranné…

 

   Mais dans ces lignes illicites, se déploient en tout cas les franches et bénéfiques aptitudes à mon immortalité et à mon possible bonheur, ici-bas.

  

   C’est déjà ça…

Par daphnis
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Jeudi 29 janvier 2009

   Le manichéisme qui a cours, issu de la désaffection des entendements à l’égard de la vérité métaphysique, provoquée par la naïveté navrante des tentatives d’explicitation de l’Etre orchestrées par les religions, restreint l’accès à une vue honnête de l’Etre.

   Il est ainsi préjudiciable, à l’élan qui tente de mener l’homme vers l’exaltation de son être, de traduire les multiples effets du chaos de manière à révéler innocemment la nature antagoniste des choses.

   La réalité, dans toute sa grâce, est relative, et mène son déploiement sur les traces d’un effet posé du chaos.

   Si les hommes veulent entreprendre leur durable Surhumanisation, il faut qu’ils relativisent chacune de leurs opinions afin d’en extraire la palpation directe du doute absolu, vecteur d’un irrésistible élan qui, seul, pourra mener les hommes, par l’entremise du recouvrement de leur liberté originelle, vers l’état du bonheur absolu…

 

 

   Je sais bien que tout ceci à l’allure et la prestance des illusions récemment bannies de la conscience collective. Et je ne doute pas qu’il y a là de réelles illusions.

   Mais, à l’orée de ce nouveau système, je prends enfin en considération la valeur essentielle de ces illusions, qui forment la structure interne de la vie des hommes. Sans elles, la vie ne trouve aucun sens.

   Je comprends que par un mimétisme enfantin ces illusions puissent être reconduites de génération en génération.

   Mais lorsqu’elles n’effleurent plus l’adéquation entre elles et la somme des connaissances raisonnables humaines, il faut avoir le courage et l’abnégation de les résilier fermement et de les remplacer par d'autres plus adéquates en leur temps.

   C’est ce que ce système entend proposer, une réforme des illusions consenties correspondant aux attendus toujours d’actualité en ces temps de quête de vérités inaccessibles.

 

   Ayons l’honnêteté pour une fois d’accepter l’état de fait, à savoir la place reconnue inopportune de l’homme dans l’Etre, et adaptons nos illusions consenties à un tel état des choses.

   Dés lors, libérés des contingences d’un dogme ne correspondant plus au niveau d’acuité de la raison actuelle, nous serons aptes à rechercher par tous nos actes ce pour quoi nous acceptons la vie, à savoir la recherche d’un bonheur, le plus complet, sur la plus longue durée.

 

   Enfin, il sera possible d’entrevoir enfin l’ultime création, l’insaisissable sens de la vie, ce pour quoi nous acceptons de nous soumettre aux aléas du chaos, le besoin de nous contenter, nous, les hommes, d’un heur des plus opportuns.

 

   Le bonheur vers lequel s’élance le prétendant Surhomme s’annonce réellement propice en ces temps promis à l’exacerbation des consciences !

   J’ose croire que la vie va s’accomplir dans une reconnaissance effective de ces multitudes de consciences acérées, et provoquer dés lors un heur bénéfique, durable et certain.

 

 

 

   Voilà…

   Voilà la substance du système que j’ai, peu à peu, depuis ma première prise de conscience de l’immensité infinie de l’Etre, édifié pour essayer de m’accaparer l’univers. J’en propose la teneur singulière à vos entendements pour que vous puissiez y baser vos objections.

   J’ai conscience de l’originalité d’un tel système, que son aspect novateur est particulièrement déroutant, mais je n’arrive pas, personnellement, à lui objecter honnêtement quelque argument qui le mettrait durablement en défaut.

   C’est un système qui me semble valide objectivement, et qui a le mérite de se fonder sur les récentes avancées de la science.

   Aussi, me semble-t-il suffisamment attractif, pour peut-être devenir l’origine d’un nouvel élan apte à produire de multiples occurrences d’heur appréciable, au cœur des hommes qui auront le courage et la volonté d’appliquer ses préceptes originaux.

   C’est pourquoi, avec toute l’honnêteté requise, j’offre ce système à votre compréhension afin de vous permettre d’y puiser matière à fonder l’élan majestueux qui vous mènera vers un bonheur entier.

Par daphnis
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Mercredi 28 janvier 2009

   Aussi…

   Aussi je fatigue à vouloir vous dévoiler la substance de ce que j’estime être une chance pour l’humanité, jusqu’alors apparemment endormie et passablement inconsciente.

 

   Cela ne mènera pas loin de prolonger le repli des consciences sur l’aspect directement jouissif de l’existence des hommes.

   Il va bien falloir que certains de ceux qui refusent l’aliénation à la doctrine du plaisir premier, se réveille de l’engourdissement moral, dans lequel les ont tenus enfoncé ceux qui actuellement dominent le monde par les résultats matériel qu’ils retirent de cette compromission aux préceptes professés par les religions théistes, et même non théistes, à savoir l’acceptation béate d’une grosse et facile illusion.

 

   J’espère pouvoir réussir à faire entendre mon cri, revendiquant un ultime changement !

   J’espère pouvoir réussir à mener l’humanité vers autre chose que ce vers quoi elle tend, l’inconscience totale. Cette humanité va sans nul doute devoir souffrir du surgissement de l’ultime paradoxe de la vie, quand sera confrontée sa réalité aux froides vérités que vont faire apparaître au grand jour les avancées concrètes de la science fondamentale.

   Il est temps d’arrêter de se voiler la face, et de reconnaître une bonne fois pour toutes que nous, hommes, sommes situés à l’extrémité d’une branche de déploiement de l’entité totale.

   Qui, n’ayant d’autres finalités que d’instamment clore la première partie de ce cycle en assurant sa persévérance dans un nombre toujours plus grand d’entités, évolue encore.

   Et la seule chose à quoi nous pouvons et nous devons consciemment dédier notre vie, est la recherche du bonheur le plus parfait que nous puissions espérer. Et pour qu’il puisse encourager l’apparition d’autres de ses occurrences, ce bonheur devra être de préférence édifié sur les bases d’une vue honnête de l’Etre.

 

 

 

   Les religions théistes ont permit l’évolution matérielle des hommes en dégageant de leurs consciences l’accès sublime mais effrayant au vide métaphysique qui les contient.

   Par cela, ils ont pu reconduire toute l’acuité de leur entendement sur l’étude de la matière. Ils ont ainsi accru leur connaissance des effets fixés du chaos, avec lesquels ils étaient en contact.

   Cette évolution a montré ses limites quant à l’accès au bonheur des hommes qui y ont participé. Le fait de contrôler les effets du chaos par l’utilisation d’objets manufacturés ne procure pas une élévation durable particulière de l’être des hommes qui ont accès à ces illusions de nécessité.

 

   Seule l’évolution génétique naturelle, qui possède dans sa définition le pouvoir d’élever l’être des hommes qui la subisse, peut amener ceux-ci et les générations futures à connaître, sur la durée, un intense bonheur.

   Il faut donc que, consciemment et avec toute l’honnêteté requise, chaque être humain exprime sa volonté d’entrer dans un processus évolutif qui mène tout son être à un niveau supérieur.

 

   C’est ainsi que toutes les religions, ces illusions plus ou moins consenties, censées apporter une explicitation de l’Etre capable de rassurer l’entendement humain pour lui permettre de jeter son dévolu sur d’autres occupations, permettant en outre à certains d’asseoir leur pouvoir au détriment d’autres en assurant un contrôle des consciences, seront expulsées du cercle des réalités humaines pour laisser place à un système honnête de présentation de l’Etre.

   Ce système cherchera, par l’emploi d’illusions toutes officiellement consenties, à introduire au cœur des consciences une volonté de participer ouvertement à l’évolution naturelle.

   L’humanité visant la Surhumanité sera le prochain assemblage de prétendants Surhommes, capable de ressentir un état qui fera du bonheur son ultime guide.

   Les prétendants Surhommes seront enfin heureux, et ceci du fait de l’illusoire élévation lente, mais durable, de leur être vers les sommets de celui du Surhomme.

 

   Ainsi nous aurons atteint notre but, à savoir produire l’heur le plus opportun au sein des sociétés humaines, rassemblées pour encourager l’émulation de leur être en vue d’atteindre celui du Surhomme.

Par daphnis
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Mardi 27 janvier 2009

   Les difficultés rencontrées pour concilier une approche honnêtement naïve de l’Etre, telle qu’elle est décrite par le système EDC, et la vie en communauté, telle qu’elle se conçoit aujourd'hui, réside dans le nombre important d’illusions actuellement usitées pour permettre à la vie de persévérer dans son être.

   La société actuelle repose, en effet, sur des bases qui ont été édifié sur des concepts issus de fantasmes proprement humains. L’amour, la religion, le sens de la vie, semblent tirer vers le haut les aptitudes à vivre des individus, qui les considèrent comme étant les armatures absolument valides de leur cohabitation prolifique.

   Peut-on en révéler les fondements raisonnables sans risquer d’anéantir l’élan que ces illusions plus ou moins consenties semblent instituer au cœur de chaque membre de la communauté ? J’ai l’intime conviction qu’il y a là matière à élaborer une nouvelle approche de l’Etre, qui ferrait ainsi de la propre viabilité des hommes une entité renforcée.

 

   C’est d’une mise à plat des éléments, provenant de la somme des connaissances issues de l’empirisme, qu’un nouveau système honnête, en regard de ces connaissances, s’instituera dans le processus menant à la représentation de l’Etre, débuté voilà plusieurs millénaires par les premières croyances.

   Et ce système, novateur par la particularité de son approche de la question de la place de l’homme dans l’univers, soutiendra une nouvelle dynamique de viabilité accrue.

   Les hommes qui se le représenteront comme valide détiendront la force de connaître effectivement la réalité relative des faits, et en retireront les aptitudes à leur survie consciente et certainement heureuse.

 

   Quelle que soit l’outrageante naïveté qui transpire d’un tel ordonnancement de probabilité, il est juste de penser qu’un système, qui permet aux hommes, qui le conçoivent  comme autre chose qu’un simple idéal bafoué, d’effleurer la vérité de leurs existences, soit un bien qui transporte l’humanité aux portes idéales de la Surhumanité, entité que l’on s’imagine post humanitaire dans le déroulé temporel de l’évolution naturelle.

   Aussi, en vue de renforcer la détermination des hommes à lancer des regards vers les hauteurs de leur humanité, le système, duquel je vous ai mis en présence, peut parvenir, à grand renfort d’illusions consenties, à transmettre un élan vertueux aux individualités qui ont été initiés à la valeur relative de leurs actes.

   Ceux-là qui ont compris ce système, et l’ont intégré pour bâtir les fondations d’une nouvelle vie prompte à rendre de merveilleux moments de bonheur total, connaîtront l’ultime possibilité d’apparaître en Surhomme.

   Cette exaltation de l’être humain deviendra le parangon commun de l’homme heureux.

Par daphnis
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Lundi 26 janvier 2009

   Si je continue malgré tout à vivre, à m’agiter innocemment de la sorte, c'est que je suis capable encore d’imaginer une humanité différente, une humanité consciente de l'inopportunité de sa position, et qui en jouerait.

   Car je pense que l'on peut en jouer pour gagner en liberté ce que l'on a perdu en soumission à un absolu. Mais c’est bien entendu immoral, du moins pour la morale actuelle.

  

   II  faut  donc  créer, inventer, imaginer une  morale  réformée. 

   Et  dés  lors  que  cette  morale  existe,  qu'elle contient les nouvelles données concernant la place de l'homme dans l'Etre, qu'elle se suffise à elle-même, et qu'elle apporte un semblant de satiété en bonheur à l'homme qui l'applique, dés lors, il sera possible d'envisager de l'étendre à tous les hommes, quelles que soient leurs morales initiales, pour leur permettre d'entrer fièrement dans l'aube naissante de la Surhumanité.

 

   Car là se trouve l'ultime but à atteindre : entrer glorieusement dans la cité bleue pour connaître l'extase inouïe d'une conscience acérée.

   Pour pouvoir effleurer l'absolu reconstitué, et le bonheur des retrouvailles, il faut que d'hommes nous soyons devenus des Surhommes.

 

   Je me suis mis, un jour, à rêver de l’accomplissement de la vie dans une humanité supérieure, capable de s’élancer à l’assaut de son absolu, la conscience dégagée des lourds fardeaux de ses illusions.

   Et depuis ce jour, cette idée me traverse à chaque fois que j’envisage la réalité de ma condition, et par analogie celle de la votre, au centre de cet ostentatoire chaos.

 

   Est-ce raisonnable de pouvoir imaginer comme cela la Surhumanité à notre portée ? Si c’est bien là le fait d’une reprise et d’une accélération de l’évolution naturelle, comment l’imaginer apparaître en un temps aussi court ?

   Nul doute que, là encore, les illusions salvatrices ont fait leur office, à savoir dégager ma conscience des contingences de la réalité.

   Mais je veux pouvoir penser que cette idée en chacun va être à l’origine d’une nouvelle ramure de déploiement de l’objet vital, par l’irréductible chaos.

 

   Finalement, ce système, Entité-Dynamiques-Cycle, traduit une volonté de remplacer cet absolu inaccessible par un dessein peu ordinaire, mais à notre portée.

   La Surhumanité est un rêve de grandeur de l’homme apparu en Surhomme censé donner à cet amas de matière, qu’est l’être humain, toute la force nécessaire de renforcer cet élan qui nous conduit lentement mais sûrement vers une perfectibilité en action.

   L’évolution naturelle, car c’est comme cela que cet élan se nomme, est une apparence de la vie qu’il faut s’employer à conforter dans son être, si l’on veut poursuivre le désir intime de l’entité vie, à savoir la persévérance dans un être de plus en plus multiple et perfectif, dans un être qui s’exprime par de plus en plus d’individualités et qui s’approche alors de l’ultime impalpable perfection.

 

   Il n’y a rien de plus grand pour une entité, c’est-à-dire de plus propre à son essence d’entité, de vouloir par-dessus tout persévérer dans son être, et de s’accomplir dans la persévérance dans l’être de l’entité supérieure à elle-même.

   C’est ainsi qu’apparaîtra l’homme qui souhaitera reconquérir son propre pouvoir de s’accomplir en prétendant Surhomme pour préparer, virtuellement, l’avènement de la sublime Surhumanité.

   Il croira à la réalité, vecteur d’une probable définition de l’homme tendant à faire sous-entendre celle du Surhomme en devenir. Il participera ainsi à tout ce qui fait l’homme en l’animal conscient, à tout ce qui doit être conforté pour que d’homme il prenne l’apparence et l’essence même du Surhomme.

 

   Le Surhomme né de cette révélation, la place inopportune de l’homme dans l’Etre, aura la conscience si développée que le chaos sera pour lui le plus tendre des alliés.

Par daphnis
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