Le manichéisme qui a cours,
issu de la désaffection des entendements à l’égard de la vérité métaphysique, provoquée par la naïveté navrante des tentatives d’explicitation de l’Etre orchestrées par les religions, restreint
l’accès à une vue honnête de l’Etre.
Il est ainsi préjudiciable,
à l’élan qui tente de mener l’homme vers l’exaltation de son être, de traduire les multiples effets du chaos de manière à révéler innocemment la nature antagoniste des choses.
La réalité, dans toute sa
grâce, est relative, et mène son déploiement sur les traces d’un effet posé du chaos.
Si les hommes veulent
entreprendre leur durable Surhumanisation, il faut qu’ils relativisent chacune de leurs opinions afin d’en extraire la palpation directe du doute absolu, vecteur d’un irrésistible élan qui, seul,
pourra mener les hommes, par l’entremise du recouvrement de leur liberté originelle, vers l’état du bonheur absolu…
Je sais bien que tout ceci
à l’allure et la prestance des illusions récemment bannies de la conscience collective. Et je ne doute pas qu’il y a là de réelles illusions.
Mais, à l’orée de ce
nouveau système, je prends enfin en considération la valeur essentielle de ces illusions, qui forment la structure interne de la vie des hommes. Sans elles, la vie ne trouve aucun
sens.
Je comprends que par un
mimétisme enfantin ces illusions puissent être reconduites de génération en génération.
Mais lorsqu’elles
n’effleurent plus l’adéquation entre elles et la somme des connaissances raisonnables humaines, il faut avoir le courage et l’abnégation de les résilier fermement et de les remplacer par d'autres
plus adéquates en leur temps.
C’est ce que ce système
entend proposer, une réforme des illusions consenties correspondant aux attendus toujours d’actualité en ces temps de quête de vérités inaccessibles.
Ayons l’honnêteté pour une
fois d’accepter l’état de fait, à savoir la place reconnue inopportune de l’homme dans l’Etre, et adaptons nos illusions consenties à un tel état des choses.
Dés lors, libérés des
contingences d’un dogme ne correspondant plus au niveau d’acuité de la raison actuelle, nous serons aptes à rechercher par tous nos actes ce pour quoi nous acceptons la vie, à savoir la recherche
d’un bonheur, le plus complet, sur la plus longue durée.
Enfin, il sera possible
d’entrevoir enfin l’ultime création, l’insaisissable sens de la vie, ce pour quoi nous acceptons de nous soumettre aux aléas du chaos, le besoin de nous contenter, nous, les hommes, d’un heur des
plus opportuns.
Le bonheur vers lequel
s’élance le prétendant Surhomme s’annonce réellement propice en ces temps promis à l’exacerbation des consciences !
J’ose croire que la vie va
s’accomplir dans une reconnaissance effective de ces multitudes de consciences acérées, et provoquer dés lors un heur bénéfique, durable et certain.
Voilà…
Voilà la substance du
système que j’ai, peu à peu, depuis ma première prise de conscience de l’immensité infinie de l’Etre, édifié pour essayer de m’accaparer l’univers. J’en propose la teneur singulière à vos
entendements pour que vous puissiez y baser vos objections.
J’ai conscience de
l’originalité d’un tel système, que son aspect novateur est particulièrement déroutant, mais je n’arrive pas, personnellement, à lui objecter honnêtement quelque argument qui le mettrait
durablement en défaut.
C’est un système qui me
semble valide objectivement, et qui a le mérite de se fonder sur les récentes avancées de la science.
Aussi, me semble-t-il
suffisamment attractif, pour peut-être devenir l’origine d’un nouvel élan apte à produire de multiples occurrences d’heur appréciable, au cœur des hommes qui auront le courage et la volonté
d’appliquer ses préceptes originaux.
C’est pourquoi, avec toute
l’honnêteté requise, j’offre ce système à votre compréhension afin de vous permettre d’y puiser matière à fonder l’élan majestueux qui vous mènera vers un bonheur entier.